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Les télescopes Hubble et James Webb observent la même comète, le résultat est inattendu

Pour la première fois les télescopes spatiaux Hubble et James Webb ont tourné leurs miroirs dans la même direction.

Pas de grandes photos, de panoramas et de milliers d’étoiles. Seulement des pixels, noirs, rouges ou oranges. Pourtant, cette image renferme des informations cruciales pour notre compréhension de l’Univers. Alors oui, pour le grand public, cette première observation commune des télescopes spatiaux, James Webb et Hubble est décevante.

Mais pour la communauté scientifique, cette observation est révolutionnaire. En effet, les deux télescopes n’ont pas pointé un objet au hasard. Ils ont tourné leurs miroirs vers 3I/ATLAS. Cet objet interstellaire vient de traverser notre système solaire. Il a la particularité d’être très vieux (c’est un euphémisme). Son âge est en effet estimé autour des 7 milliards d’années.

Selon le média spécialisé Space.com, l’objet a été aperçu la première fois le 1er juillet dernier. Depuis c’est l’effervescence. Toute la communauté scientifique a les yeux tournés vers cet objet de quelques mètres. C’est déjà assez rare d’avoir la visite d’une comète interstellaire (qui ne provient pas de notre système solaire), alors si elle est âgée de plusieurs milliards d’années comme ici, c’est encore plus impressionnant.

Après une observation approfondie par le télescope Hubble, c’est donc au tour de James Webb de s’en occuper. Avec ce télescope spatial à la pointe de la technologie, la NASA espère pouvoir identifier les principales caractéristiques de cette comète. L’agence spatiale américaine voudrait connaître sa taille, mais surtout sa composition chimique.

Une comète très étonnante

Comete James Webb Hubble
© James Webb/NASA

En plus de son origine et de son âge, la comète a révélé aux scientifiques une composition des plus exotiques. Les comètes renferment généralement de l’eau et du dioxyde de carbone. Il n’était donc pas étonnant d’en retrouver dans cette comète. Mais les taux découverts par James Webb étaient si importants, que la NASA a refait les calculs.

Jamais un objet étudié par l’Homme n’avait présenté de telles particularités. Pour les scientifiques, ce ratio entre le CO2 et la glace d’eau à la surface de la comète pourrait s’expliquer de deux façons. La première serait de suggérer une forte exposition à des radiations. Si tel est le cas, la glace d’eau aurait pu se transformer doucement en dioxyde de carbone.

L’autre hypothèse suggère que la comète se serait détachée d’une protoplanète. Ces planètes, en cours de formation, contiennent des gaz très différents. Une zone bien connue des scientifiques, baptisée la « ligne de glace de dioxyde de carbone », est essentiellement composée de ce mélange CO2/glace d’eau.

Ce n’est que la troisième fois que nous découvrons une comète interstellaire. Le premier objet de cette famille découvert par l’Homme était la comète Oumuamua, aperçue en 2017. Deux ans plus tard, c’était au tour de la comète Borisov, de traverser notre système solaire.

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