Temu est la cible d’une nouvelle action en Justice – cette fois lancée par un groupement d’unions de consommateurs. Selon le BEUC, Temu est en effet “truffé d’interfaces trompeuses – des dark patterns – pour inciter les consommateurs à dépenser plus sur la plateforme”. Par exemple, l’association explique que les consommateurs se voient “proposer des versions plus chères lorsqu’ils ont cliqué sur un produit particulier.
L’association reproche par ailleurs à Temu de tout faire pour compliquer la clôture de compte. La plateforme, qui compte selon Le Figaro 75 millions d’utilisateurs quotidiens en Union européenne violerait ainsi plusieurs articles du règlement européen sur les services numériques (DSA). Des entorses à la loi qui pourraient valoir à la plateforme de e-commerce de lourdes amendes.
Temu devant la justice pour tromperie : de quoi est-il question ?
Temu assure de son côté prendre cette plainte au sérieux et promet de coopérer avec toutes les parties : “Nous sommes impatients de travailler à l’amélioration de notre service et à la correction de toute lacune”, affirme Temu, cité par Le Figaro. Et d’ajouter s’engager “à faire preuve de transparence et à respecter complètement toutes les lois et réglementations applicables”.
La firme d’origine chinoise est la dernière née d’une série de plateformes de e-commerce controversées. Ces dernières proposent souvent des produits à très bas coûts, avec une présentation attractive, censée favoriser au maximum l’acte d’achat. Le tout avec des produits, souvent en provenance de Chine, avec des délais de livraison parfois très longs.
D’autres plateformes semblables telles que Wish ont essuyé de lourdes condamnations. Le DSA peut toutefois dans le cas de Temu permettre des sanctions plus imposantes s’appliquant dans l’ensemble des États de l’Union européenne. Fin mars, Temu était d’ailleurs déjà, rappelle Le Figaro, dans le viseur des autorités en France et au Royaume-Uni, pour des pratiques douteuses sur les données personnelles.
La plateforme s’était alors rapidement mise en conformité pour éviter des sanctions. Plusieurs associations de consommateurs rapportent également que des produits vendus sur la plateforme sont non-conformes aux normes de l’UE voire représentent dans certains cas un danger pour les clients.
Si Temu était reconnu coupable, la Commission pourrait, en vertu du DSA, appliquer des amendes jusqu’à 6% du chiffre d’affaires annuel mondial de la firme. En 2023, Temu avait déclaré un chiffre d’affaires équivalent à 31,7 milliards d’euros.
- Le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) assigne Temu devant la Justice pour “tromperie”.
- L’association reproche à Temu des pratiques douteuses qui consistent, entre autres, à attirer le consommateur avec des tarifs très alléchants avant de lui présenter des produits plus chers.
- Des pratiques potentiellement contraires au DSA, qui pourraient coûter à la plateforme des sanctions très lourdes.
- Temu assure de son côté son intention de coopérer avec toutes les parties prenantes même si cela signifie changer de pratiques.
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