Ce mardi 24 février 2026 est un jour particulier dans l’histoire du monde et de l’Europe. Il y a 4 ans en effet, l’armée russe a envahi l’Ukraine, et, malgré l’amorce de négociations, rien ne semble indiquer que cette guerre particulièrement meurtrière prendra fin à court terme.
Invité du journal de 20 heures de France 2 hier, l’amiral Nicolas Vaujour, chef d’état major de la Marine nationale, est notamment revenu sur les menaces posées par la Russie, jusqu’au plus près des côtes françaises.
Ce dernier souligne ainsi :
Il faut savoir qu’à peu près un bateau ou un sous-marin russe passe le long de nos côtes chaque semaine. Et donc, ils ont des comportements différents en fonction des zones. En mer Baltique, ils sont plutôt très agressifs avec des comportements, que ce soit les aéronefs ou que ce soit leurs bateaux, contre nos unités, qui marquent vraiment des limites et des comportements jugés inacceptables en réalité.
Traquer la flotte fantôme russe
Face à ces actions jugées hostiles, Nicolas Vaujour précise quelle est la réponse de l’armée : « Nous virons à côté d’eux et nous leur montrons ostensiblement notre présence, nous leur demandons de s’éloigner quand nous estimons qu’ils sont trop près. C’est vrai avec les bateaux de surface, c’est vrai avec les sous-marins. Les sous-marins, en Atlantique, nous ne les voyons pas toujours très bien. »
Il accuse par ailleurs le pays dirigé par Vladimir Poutine de mener une guerre hybride en vue de déstabiliser les États européens, notamment via des survols de drones non autorisés ou la destruction de câbles sous-marins avec « des pétroliers qui, de manière innocente, laissent traîner leur ancre pendant 100 km et qui arrachent des câbles, ça, ce sont typiquement des actions russes non revendiquées et qui essaient de nous déstabiliser ».
Le chef d’État major est enfin revenu sur le cas de la flotte fantôme russe, qui comprend près d’un millier de bateaux qui tentent de contourner les sanctions européennes sur l’exportation de pétrole. Dans cette optique, la Marine a choisi de traquer ces bateaux avec l’objectif d’affaiblir ce modèle de contournement via des armateurs peu regardants.
Pour aller plus loin, vous pouvez toujours relire notre précédent article consacré à cette initiative de Renault en vue de produire un drone militaire pour l’armée française.
Ce qu’il faut retenir :
- Chaque semaine, un sous-marin russe passe près des côtes françaises, selon l’amiral Nicolas Vaujour
- La Marine française répond aux provocations russes en montrant sa présence et en demandant aux navires de s’éloigner
- La Russie mène une guerre hybride pour déstabiliser les États européens, notamment par des actions non revendiquées et la flotte fantôme
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