Après un GT7 Pro salué pour son équilibre fin 2024, Realme revient à la charge juste avant l’été avec le GT7. Un modèle à peine moins cher, mais qui mise sur un argument de poids : une batterie gargantuesque de 7000 mAh. Du jamais vu ! Pourtant, ce choix n’a rien d’anodin, l’autonomie restant l’un des critères d’achat les plus importants pour les Français.
Cependant, gare à la sortie de route ! Brandir une telle capacité sous le nez des consommateurs, c’est aussi prendre le risque de les décevoir. En effet, une grosse batterie ne garantit pas toujours une autonomie record. De plus, il faut espérer que Realme n’ait pas sacrifié l’équilibre du smartphone sur cet autel de l’endurance. En d’autres termes, que la firme asiatique n’ait pas dû se résoudre à faire trop de concessions dans d’autres domaines.
Prix et disponibilité du Realme GT7
Disponible depuis fin mai 2025, le Realme GT7 se décline en deux coloris, le noir et le bleu. De plus, il est également proposé en deux versions.
- Une première avec 12 Go de RAM et 256 Go de stockage à 749 euros.
- Une seconde avec 12 Go de RAM et 512 Go de stockage à 799 euros.
Ce qu’on aimé sur Realme GT7
Son design élégant…
Dès la première prise en main, le Realme GT7 surprend par sa relative harmonie. Avec ses 8,3 mm d’épaisseur et ses 206 grammes sur la balance, il évite l’effet « brique » que sa gigantesque batterie aurait pu lui conférer.

À ce petit jeu, il se permet même d’être plus « léger » que certains de ses concurrents directs comme le Motorola Edge 60 Pro qui affiche 210 g à la pesée pour une batterie moins conséquente de 4600 mAh. Attention, cela ne veut pas dire non plus qu’il est facile à utiliser d’une main, mais plutôt que sa préhension est globalement agréable avec les deux.
Au dos, le smartphone s’habille d’un verre mat agréable au toucher qui résiste assez bien aux traces de doigts. Intégré dans un îlot rectangulaire, le bloc photo est de son côté vraiment élégant grâce à son cerclage coloré. Une chromatique que l’on retrouve d’ailleurs sur le bouton d’allumage. Malgré son positionnement tarifaire sur le haut du milieu de gamme, l’allure du GT7 fait vraiment premium. La qualité d’assemblage est d’excellente facture et le smartphone se targue même d’une certification IP69. Soit la plus haute possible.
… et son écran immersif
Une fois allumé, il continue de nous en mettre plein la vue avec son écran AMOLED FHD+ de 6,78 pouces. En plus d’une finesse d’affichage remarquable (444 ppp) et d’un taux de rafraîchissement adaptatif jusqu’à 120 Hz, le GT7 possède un autre atout de séduction. Avec une dalle qui occupe près de 90 % de la face avant, le Realme GT7 se pare de bordures si fines qu’on les oublie.

Que ce soit pour binge-watcher une série dans le métro ou scroller sans fin sur Instagram à sa pause déjeuner, l’immersion est totale. Sans forcément monter dans les tours, la luminosité est également suffisante pour profiter de ses contenus en extérieur.

Seul petit couac, la colorimétrie en sortie d’usine est bien trop saturée. Certes, cette approche a certainement des adeptes, mais là, Realme a poussé le curseur un peu loin. Heureusement, en passant en mode « Naturel », le GT7 retrouve un certain équilibre. Ouf, plus de peur que de mal.
Ses excellentes performances
Sous son capot, le Realme GT7 inaugure le tout nouveau SoC MediaTek Dimensity 9400e. Gravé en 4 nm, ce processeur est sur le papier plutôt impressionnant avec ses quatre cœurs Cortex-X4 (jusqu’à 3,4 GHz), ses quatre autres Cortex-A720 et sa puce graphique Mali-G720. Dans notre version de test, cette configuration est complétée par 12 Go de mémoire vive et un stockage de 512 Go.

Dans la pratique, et sans trop de surprise, cela se traduit par une expérience fluide et sans accroc. Il est tout à fait possible de laisser des dizaines d’onglets ouverts tout en s’adonnant à de la retouche photo rapide ou du streaming vidéo. Côté jeu, le GT7 sait se montrer également à la hauteur.
Des jeux aussi gourmands que Genshin Impact ou Call of Duty Mobile peuvent tourner avec les graphismes poussés au maximum. La stabilité est bonne et surtout le smartphone ne monte jamais trop en température même après 45 minutes de jeu. Il tiédit très légèrement, mais jamais plus…
Son bon capteur photo principal
Pour immortaliser vos souvenirs, le Realme GT7 s’appuie sur un capteur principal Sony IMX906 de 50 Mpx avec une ouverture à F/1.8. Soit la même configuration que sur le OnePlus 12R. Un choix plutôt malin, puisque ce capteur Sony est assez réputé, notamment pour sa gestion du bruit lorsque la luminosité fait défaut.

De jour, ce module délivre des clichés détaillés avec un bon équilibre de la balance des blancs. Question colorimétrie, comme sur l’écran en sortie d’usine, le traitement est à nouveau un peu exagéré. L’herbe devient souvent plus verte qu’elle ne l’est, tandis que le ciel parisien ressemble à l’azur de certaines îles des Cyclades. Pour calmer en partie ces ardeurs, nous vous conseillons déjà de désactiver tous les filtres IA dans les options afin d’avoir un rendu plus neutre.
De leur côté, les portraits profitent d’un bokeh naturel et d’un détourage plutôt précis. La dynamique entre l’avant et l’arrière-plan reste maîtrisée, même lors d’un cliché rapide. Comme l’on s’en doutait, le GT7 s’avère également un compagnon pour les photos de nuit. Sur des scènes de rue ou en intérieur, on distingue bien les zones sombres et claires.
En zoomant, on remarque bien que le piqué baisse légèrement sur les bords, mais dans la plupart des cas, cela reste largement acceptable. Le capteur principal du GT7 se hisse presque au niveau de celui du Google Pixel 9. Presque, car le smartphone de Google garde une légère avance dans son traitement des ombres et du lissage.
Ce qu’on a moins aimé sur le Realme GT7
Une proposition photo trop déséquilibrée
On s’y attendait un peu. Lorsqu’un constructeur met le paquet ailleurs, c’est souvent la partie photo qui trinque. Et sur ce Realme GT7, le module ultra grand-angle de 8 Mpx est clairement un maillon faible. Distorsion visible, manque de piqué sur les bords, assombrissement général de la scène… Il possède tous les défauts d’un ultra grand-angle de smartphone autour des 350 euros.

Les images manquent de piqué, surtout sur les bords, et la distorsion est visible dès que l’on sort du centre de l’image. En basse lumière, la dynamique s’effondre : les couleurs deviennent ternes, les détails se perdent, et le bruit numérique s’invite rapidement. Que ce soit au même prix ou aux alentours de 500 euros, la liste des concurrents qui font mieux en la matière est longue comme le bras. Poco F7 Ultra, Motorola Edge 60 Pro, OnePlus 12, Honor 400, Google Pixel 9a ou encore Samsung Galaxy S24 FE, pour ne citer qu’eux.
Autre disgrâce par rapport à une partie de la concurrence, l’absence d’un téléobjectif. Sur le Realme GT7, le zoom se fait uniquement par recadrage numérique sur le capteur principal. Et dès que l’on dépasse le x2, la dégradation des détails est notable. Les amateurs de photo urbaine, de portraits à distance ou de détails architecturaux sur les monuments sont prévenus.
Un suivi logiciel et une interface qui peuvent mieux faire
Rendons à Realme ce qui lui revient. La marque fait un réel effort sur le suivi logiciel, puisque son GT7 bénéficie de quatre ans de mises à niveau Android et six ans de correctifs de sécurité. C’est mieux que la précédente génération et même que le GT7 Pro, qui ont dû se contenter de trois ans. Néanmoins, cela reste encore assez loin des 7 ans de Google et Samsung. Si l’on était en conseil de classe, nous conclurions donc par un « en progrès, mais peut mieux faire en classe supérieure en 2026 ».
Côté interface, Realme UI 6.0 reste riche en fonctionnalités : thèmes dynamiques, animations fluides, outils d’IA… Hélas, l’expérience est toujours plombée par la présence de plusieurs applications préinstallées, dont certaines impossibles à désinstaller. Certes, on est encore loin de la profusion de bloatwares d’un Xiaomi, mais sur un smartphone de ce prix, c’est déjà trop.
Globalement, bien que moderne et dense, l’interface Realme UI 6.0 manque parfois de clarté et de simplicité. Un aspect qui pourra rebuter les utilisateurs en quête d’une expérience Android plus « stock », à l’image de ce que propose de plus en plus Motorola.
Une batterie bluffante, mais…
Terminons ce test par la grande promesse initiale de Realme, une batterie de 7000 mAh censée nous éloigner le plus possible de la case recharge. Déjà, comme nous le précisons régulièrement dans nos tests, une batterie XXL n’est pas automatiquement synonyme d’une autonomie record. De nombreux paramètres entrent en jeu tels que l’écran, la puce, mais aussi l’optimisation logicielle. Sur ce smartphone GT7, nous avons respectivement une dalle AMOLED à 120 Hz et une puce Dimensity 9400e.

Comme nous l’avons dit plus haut, le premier composant est énergivore, mais sa luminosité maximale n’est pas la plus haute du secteur. Le second est un SoC censé être moins gourmand qu’une puce de Qualcomm.
Enfin, pour l’optimisation de ce tout, lors de nos sessions de jeux 3D, nous n’avons pas non plus remarqué que le GT7 était sujet à un problème de thermal throttling. Autrement dit, Realme ne bride pas à outrance sa puce pour empêcher son smartphone de chauffer. Si cela avait été le cas, le GT7 ferait le yoyo en fonction des activités qu’on lui soumet. Ce qui en soi est mauvais pour l’autonomie.
Et au quotidien, une batterie de 7 000 mAh, ça change la vie ?
Dans la vie de tous les jours, le GT7 m’a particulièrement bluffé. J’ai eu l’impression de retrouver ma liberté énergétique comme au temps de ces bons vieux Nokia 3310. J’ai démarré le lundi matin à 100 % et je n’ai eu à charger le smartphone que le mercredi à midi. Et ce, avec une moyenne de 5-6 heures d’écran par jour en usage assez soutenu. J’ai alors pu à nouveau tenir jusqu’au vendredi au moment de dormir.

Le samedi, j’ai été encore plus gourmand, notamment à cause d’un trajet en train de 2h30. Arrivé le dimanche soir, il lui restait encore 20 % de batterie. En une semaine, et sans me restreindre, je n’ai donc eu qu’à le recharger trois fois. Une belle prouesse, mais qui ne propulse pas pour autant Realme au sommet de l’Olympe. Pour preuve, selon les tests du Labo 01NET, le GT7 obtient un score d’autonomie en usage mixte de 20h05. Là où le OnePlus 13R (6000 mAh) et le Honor Magic 7 Pro (5270 mAh) culminent respectivement à 22h31 et 21h48.
Notre avis sur le Realme GT7
Le Realme GT7 ne décroche peut-être pas la médaille d’or de l’autonomie, mais il s’en approche on ne peut plus près. Sans contestation, il libère vraiment de la recharge quotidienne : même en usage intensif, ce smartphone peut tenir deux jours sans problème. Cependant, à vouloir tout miser sur la batterie, Realme déséquilibre un peu le reste de sa copie. L’ultra grand-angle reste en retrait, le suivi logiciel n’atteint pas les sommets de Samsung ou Google et l’interface manque encore de clarté.
Fort heureusement, le GT7 tient tout de même son rang sur ce qui compte. Son design est soigné, son écran immersif et ses performances sont solides. Bien que l’on regrette l’absence d’un téléobjectif, le capteur principal reste excellent.
Finalement, au moment de conclure ce test, je trouve que son plus gros défaut est ailleurs. Officialisé à 749 euros, il n’est que 10 € moins cher que son grand frère, le GT7 Pro. Quelques concurrents comme le Honor 400 ou le Pixel 9a sont moins onéreux et globalement plus équilibrés. Un positionnement tarifaire étrange qui ne nous empêche pas de conseiller ce smartphone Realme GT7 à celles et ceux recherchant surtout un smartphone endurant. Pour les autres, mieux vaut attendre une baisse de prix.
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Realme GT7
Dès 749€On aime
- Une autonomie gargantuesque
- Une charge rapide en 40 minutes
- Un design élégant et un écran immersif
- D'excellentes performances
- Un très bon capteur photo principal
On aime moins
- Un capteur ultra-angle anecdotique
- Une interface qui manque parfois de clarté
- Un positionnement tarifaire étrange















