Le bal des nouveaux smartphones continue. Les constructeurs ne nous laissent aucun répit en 2021 et enchaînent les lancements à un rythme effréné. Le mois de juin est donc marqué (notamment) par la sortie du X60 Pro de Vivo.
Le constructeur chinois, issu du même embryon que OnePlus, realme et OPPO, mise une fois encore sur une innovation dont il semble très fier : le gimbal. Derrière ce nom se cache un stabilisateur mécanique miniaturisé promettant une qualité photographique et vidéo incomparable. Vraiment ? C’est ce que nous allons voir dans ce test du Vivo X60 Pro.
C’est dans les vieilles puces…
Malgré un positionnement tarifaire plutôt élevé, le X60 Pro n’embarque pas le Snapdragon 888, dernier processeur haut de gamme de Qualcomm.
Le constructeur préfère miser sur la puce Snapdragon 870, refresh de la S865+ intégrée aux smartphones les plus puissants de 2020. Un choix malin puisque cela lui permet de contenir les coûts tout en assurant une expérience digne d’un smartphone haut de gamme.

De la puissance, le X60 Pro n’en manque pas. Le Snapdragon 870 a déjà démontré tout son potentiel avec le Poco F3, il le confirme avec le smartphone de Vivo. Accompagné de 12 Go de RAM et 256 Go de stockage, le X60 Pro affiche d’excellents scores sur les différentes applications de benchmarking. Il se montre même deux fois plus puissant que son prédécesseur, le X51 5G.
Autant dire que n’importe quel utilisateur y trouvera son compte, y compris les plus exigeants. Par « exigeants » nous entendons les joueurs dont les licences favorites nécessitent une grosse puissance de calcul (Call of Duty, Fortnite, Genshin Impact etc.) pour assurer un rendu 3D de qualité et une certaine fluidité dans les animations.
Bien évidemment, le X60 Pro se montre d’une rapidité déconcertante au quotidien, d’autant qu’il intègre une version d’Android ultra-légère.
Un logiciel tout en simplicité

Côté logiciel, Vivo ne fait aucune fioriture. Le X60 Pro embarque Android 11 surplombé de FunTouchOS, la surcouche du constructeur, si tant est que l’on puisse réellement le qualifier ainsi.
Car FunTouchOS est aux antipodes de ce que les concurrents chinois proposent. Chez Vivo, on mise sur la simplicité, aussi l’interface du X60 Pro repose sur une version d’Android dans son plus simple appareil. Un choix malin qui présente l’avantage de garder les consommateurs européens dans un environnement familier.
On retrouve donc toutes les fonctionnalités présentes sur la plupart des smartphones Android (mode sombre, modes d’économie d’énergie, Always-on etc.). Vivo ne se montre pas non plus gourmand en bloatwares puisqu’il ne fournit que quatre applications pré-installées (Booking, Facebook, TikTok et Netflix), applications que la plupart des utilisateurs auraient de toute façon installées.
À trop vouloir simplifier, Vivo a tout de même oublié certains fondamentaux. On pense notamment à l’absence de gestuelle pour basculer d’une appli à l’autre par glissement latéral sur le bas de l’écran. Étonnant.
En revanche, on ne peut que saluer son suivi des mises à jour exemplaire : le X60 Pro recevra les nouvelles versions majeures d’Android pendant trois ans.
Taillé pour le multimédia ?
Pour justifier son tarif de 800 euros, le X60 Pro se devait d’offrir une expérience multimédia digne de ce nom. Cela passe par deux critères importants : l’image et le son.
Pour le premier, Vivo mise sur une dalle AMOLED de 6,56’’ Full HD+ avec une fréquence de rafraîchissement de 120 Hz. Voilà une taille qui saura satisfaire les joueurs et amateurs de films et séries, d’autant que Vivo a particulièrement soigné l’intégration de la dalle. Et pourtant…
Le X60 Pro hérite du même défaut que son prédécesseur : il manque de luminosité. Aussi, il est difficile de lire ce qui est affiché à l’écran lorsqu’on l’utilise en plein soleil.

À cela s’ajoute un problème de calibration de la dalle. Et les ajustements disponibles dans les paramètres d’affichage ne parviennent jamais à compenser pleinement ce défaut. Soit trop saturées, soit trop froides, les couleurs ne trouvent jamais l’équilibre parfait. Dommage.
On ne se consolera pas non plus avec la qualité de son, en baisse par rapport au X51 Pro. Contrairement à son prédécesseur, le X60 Pro ne dispose ni de puce dédiée à la partie audio. Et forcément, les oreilles averties s’en apercevront.
Pour les moins tatillons, l’ensemble reste très correct. Le X60 Pro ne fait ni mieux ni moins bien que ses concurrents directs. Mais lorsque l’on connaît l’expertise de Vivo en matière d’audio, on ne peut s’empêcher de ressentir une certaine amertume.
En résumé, le X60 Pro ne tire pas son épingle du jeu en matière d’expérience multimédia en témoigne son écran mal calibré. Vivo fait même quelques petites économies sur certains points pas forcément appréciés à leur juste valeur par les consommateurs (la puce audio dédiée par exemple). On reste donc sur notre faim.
Un appareil photo hors norme
Si le X60 Pro ne casse pas des briques en termes d’expérience multimédia, il se rattrape bien sur le terrain de la photographie. Il se révèle même particulièrement étonnant.
Ses talents de photographe, il les doit essentiellement à trois ingrédients : son capteur principal Sony IMX598 custom (développé en partenariat avec Zeiss) avec un objectif ouvrant à f/1,48, un traitement numérique exemplaire (là encore avec la patte Zeiss) mais surtout son gimbal intégré.
Le gimbal, qu’est-ce que c’est ?

En France le gimbal est aussi appelé stabilisateur. Autrefois utilisé dans l’univers du cinéma, le gimbal s’est invité sur le marché grand public avec l’essor des smartphones. Aujourd’hui, certaines marques comme DJI proposent des gimbals ultra-performants pour un prix très accessible. De quoi réaliser des vidéos de haute voltige simplement avec un smartphone.
Avec le X51 5G, Vivo inaugurait le premier smartphone équipé d’un gimbal directement intégré au module photo. Le X60 Pro hérite de cette innovation. En bref, le capteur principal se stabilise sur 4 axes en photo et 5 axes en vidéo.
Dans le premier cas, cela facilite la photographie en basse lumière. Comme le gimbal stabilise le capteur, le traitement numérique n’a pas à compenser les micro-tremblements et autres désagréments causés par le manque de lumière. Dans le second scénario, il est possible de filmer des scènes avec une stabilisation remarquable en shootant à la main.
Cette innovation matérielle associée à une optimisation logicielle soignée permet d’obtenir d’excellents clichés avec le capteur principal, aussi bien dans des conditions favorables qu’en basse lumière. La touche Zeiss est bien présente, aussi le rendu général est naturel, détaillé, bref excellent.
Si les modules secondaires (ultra grand-angle et téléobjectif avec zoom 2x) sont moins bien dotés (capteurs de 13 Mpxl), les algorithmes de traitement se révèlent puissants.
Ainsi, l’ultra grand-angle figure parmi les meilleurs du marché, y compris si on le compare aux smartphones vendus à plus de 1000 euros. Le téléobjectif autorise quant à lui un zoom numérique 20x sans bouillie de pixels et shoote d’excellents clichés en zoom optique 2x. Décidément en forme, Vivo parvient à obtenir des résultats très convaincants de nuit avec ces capteurs secondaires.
Dans l’exercice du portrait, le X60 Pro s’en tire à merveille. Il se montre même très efficace avec des sujets qui ne sont pas humains. On salue également la possibilité d’ajuster le flou d’arrière-plan après le shoot. Les autoportraits sont tout aussi convaincants, tout comme les selfies.
Enfin, le X60 Pro est incontestablement le meilleur smartphone de sa catégorie pour la création vidéo. En revanche, l’absence de stabilisation avec le gimbal en 4K à 60 im/s reste un mystère, le système étant mécanique et non associé à une quelconque optimisation logicielle.
Pour obtenir des vidéos stables on doit donc se contenter d’une définition 4K à 30 im/s. Le mode de stabilisation ultime (baptisé Fonction anti-secousses avancée) est quant à lui limité au 1080p à 60 im/s. Rassurez-vous, ces quelques limitations n’entament pas notre enthousiasme : le X60 Pro est un monstre en photo et vidéo.
Mais encore ?
Le design du X60 Pro ne change pas beaucoup par rapport à son prédécesseur. Posés côte à côte on ne verrait pratiquement pas la différence si le nouveau venu n’affichait pas la mention Zeiss sur son appareil photo.

On retrouve donc un revêtement en verre mat et un format d’une extrême finesse. Le module photo rectangulaire a le mérite de distinguer le X60 Pro de ses concurrents. La prise en main, elle, est excellente et les finitions exemplaires. Le X60 Pro respire le haut de gamme. En revanche, la certification d’étanchéité figure toujours aux abonnés absents.
Parmi les autres petites déceptions, on mentionnera l’absence de recharge sans fil ainsi qu’une autonomie en baisse. Le X60 Pro intègre une batterie légèrement plus petite que son prédécesseur (4200 contre 4315 mAh) malgré l’intégration d’une dalle 120 Hz. Forcément l’autonomie en pâtit. Comptez donc une journée d’utilisation polyvalente avant de passer par la case recharge.
Livré avec un chargeur rapide de 33W, le X60 Pro gagne en moyenne 55% de batterie en 30 minutes de recharge. Très bien, mais pas extraordinaire non plus.
Notre avis sur le Vivo X60 Pro
Cette année encore, Vivo ne fait rien comme les autres. Alors que ses concurrents misent tous sur la puce la plus puissante du marché, le X60 Pro doit se contenter d’un processeur de l’année dernière. Vivo préfère mettre l’appareil photo à l’honneur avec son gimbal et son partenariat avec Zeiss. Pari réussi, le X60 Pro est le meilleur appareil photo de sa catégorie, et de loin.
Reste que derrière un apparent équilibre, le X60 Pro reste instable. Son autonomie est en baisse par rapport au X51 5G, son écran est mal calibré, la qualité de son en baisse. Ajoutons à cela l’absence de recharge sans fil et de certification d’étanchéité ainsi qu’un design à peine revu. Cela commence à faire beaucoup pour un produit vendu tout de même 800 euros.
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L’écran se règle facile, et il est magnifique.
Hier soir j’ai finit avec 45% de batterie donc je dirais pas si mal.
Dommage pour la stéréo, mais le son net et puissant sans grésillement ou saturation quand on monte le volume mais de toute façon j’utilise un casque.
La surcouche est plaisante et intuitive, mais ça manque de personnalisation.
Il est livré avec chargeur (normal? sauf chez Samsung), adapteur jack/usb-c et une coque plutôt solide et ergonomique.
Les photos sont dingues, j’ai rarement vu un tel résultat.
Je l’ai eu avec 100 euro de moins avec click and collect dans une grande enseigne.
Pour l’instant je ne regrette pas mon achat.