Le TGV a un successeur. Après des mois de développement et de tests en tout genre, le TGV M devrait arriver en France dans quelques mois. La SNCF vient d’officialiser la fin d’une nouvelle partie d’examens et de mise à l’épreuve. Commencée en juin 2023, cette campagne d’essai doit s’achever dans quelques semaines.
Au cours de ces tests, le train est poussé dans ses retranchements. L’objectif est de le faire fonctionner à 320 kilomètres par heure, même avec des conditions dégradées, aussi bien techniquement (avec une fausse défaillance) que météorologiquement.
Dans quelques mois, le TGV M devrait recevoir l’Autorisation de Mise sur le Marché de l’ERA (European Railways Agency), explique la SNCF dans un communiqué de presse paru cette semaine. Selon les informations de nos confrères de BFM, ces dernières semaines de tests ne présentent plus vraiment d’enjeu. Pour l’heure tous les résultats sont « très bons », et le plus dur semble déjà avoir été fait.
TGV M : c’est quoi et pour qui ?
Le TGV dit « M » représente la 5e génération de trains à grande vitesse. Elle est fabriquée par Alstom et la première rame sort d’usine en fin d’année 2022. La SNCF espère pouvoir lancer une commercialisation de ces trains à partir de l’année 2026, sans donner plus de détails sur un quelconque calendrier pour le moment.
Parmi les grands changements apportés sur cette génération, on peut mentionner une baisse de la consommation électrique de 20 %, mais aussi une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 32 %. La capacité a également été revue, permettant de gagner 20 % de places en plus. Chaque train sera composé de 9 voitures pour un total de 740 voyageurs.
Un train aussi rapide, mais moins coûteux ?
Sur le long terme, la SNCF a massivement investi dans ce projet. Elle a d’ores et déjà commandé 115 rames, pour un coût total de 3,5 milliards d’euros. Les 12 premières rames, livrées par Alstom avant la fin d’année 2026, devraient rouler sur l’axe sud-est (Paris-Lyon-Marseille-Nice). Avec une vitesse d’exploitation de 320 km/h, comme les TGV actuels, il ne faut s’attendre à aucun gain de temps du côté des usagers.
La SNCF assure néanmoins qu’en réduisant les besoins énergétiques avec le TGV M elle pourra proposer des prix plus attractifs tout au long de l’année et ainsi « conserver un moyen de transport concurrentiel ». En plus de la SNCF, l’entreprise française Proxima a commandé 12 rames de TGV M.
Sur la prochaine décennie, elle souhaite concurrencer la SNCF, notamment pour les trajets sur la façade atlantique. Ces nouveaux trains, privés, devraient circuler en 2028, datent de la livraison prévue des rames TGV M.
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