La décision est irrévocable : Donald Trump est banni de Twitter à vie, et ce même s’il redevient président dans quatre ans. Pour rappel, le compte du milliardaire a été supprimé sur la plateforme à la suite de l’intrusion violente dans le Congrès américain le 6 janvier dernier. L’attitude du républicain avait alors été beaucoup dénoncée. Il aurait ainsi incité les manifestants à passer à l’action et a mis très longtemps à appeler au calme.
Depuis, de nombreuses voix se sont pourtant élevées contre cette éviction. Certains affirment en effet que le réseau social ne devrait pas avoir le droit d’éteindre la voix d’un dirigeant démocratiquement élu, quand bien même celle-ci serait scandaleuse. D’autres au contraire jugent que Twitter a été beaucoup trop laxiste à ce sujet et aurait dû agir bien avant.
49 000 réponses reçues en 14 langues
La plateforme continue donc de s’interroger sur la bonne marche à suivre en matière de modération des politiques. Une enquête a justement été lancée sur ce thème en mars dernier et elle a duré plusieurs semaines. Pour la présenter, l’entreprise expliquait alors : « Les politiciens et les représentants des gouvernements évoluent constamment dans la manière dont ils utilisent notre service, et nous voulons que nos politiques restent adaptées par rapport à la nature en constante évolution du discours politique sur Twitter et protègent la santé de la conversation publique ».
Le public a répondu à ses attentes et la société a indiqué hier avoir reçu 49 000 réponses dans pas moins de 14 langues. Un porte-parole de la compagnie précise à Reuters : « Alors que nos équipes examinent et distillent les données, nous recherchons des thèmes clés, de nouvelles idées et une réflexion créative afin de pouvoir commencer à mettre à jour notre approche et à envisager les prochaines étapes. »
Twitter n’en a revanche pas dit plus sur le contenu des réponses et si elles appelaient à plus ou moins de modération. Il s’agissait d’un questionnaire à choix multiple qui mettait les internautes face à certaines situations. Par exemple, si le président publiait de fausses informations sur le covid-19, faudrait-il ne rien faire, restreindre l’engagement sur la publication, ou suspendre le compte immédiatement.
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