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L’UE va tripler ses centres de données : voici comment elle protègera la facture d’électricité des Français

Après les frigos et les lave-linge, l’UE va imposer une étiquette énergétique aux centres de données. Celle-ci va tripler ses centres de données pour assurer sa souveraineté numérique, mais annonce de nouvelles mesures pour protéger le prix de l’électricité.

Les consommateurs d’appareils électroménagers ont déjà l’habitude d’utiliser les étiquettes énergétiques, collées aux appareils, comme les frigos ou les lave-linge, pour avoir une idée de l’efficacité énergétique d’un appareil, et donc de sa consommation d’électricité. Et, bientôt, il sera également possible d’avoir une idée de la consommation d’électricité et d’eau des centres de données dans l’UE, grâce à un système de notation commun pour tout le bloc.

Alors que les centres de données se multiplient dans le monde, Bruxelles vient de proposer ce système de notation commun, via un acte délégué. Celui-ci devra encore être examiné par le Parlement européen et le Conseil, mais la Commission européenne prévoit de débuter ce système d’étiquetage des centres de données dès 2027.

De nouvelles règles pour les centres de données

Concrètement, il s’appliquerait à tous les centres de données d’une capacité de 500 kW ou plus dans l’UE. Les informations accessibles permettront d’avoir une idée de la consommation d’électricité et d’eau d’un centre de données. Mais il permettra aussi d’avoir des informations sur la contribution du centre de données au réseau électrique (par exemple, si la chaleur générée est exploitée au lieu d’être simplement dissipée, ou si les installations rajoutent de l’énergie propre). De plus, les étiquettes pourront fournir un indicateur sur la flexibilité du centre de données.

Cette mesure doit permettre à l’UE d’augmenter sa capacité de calcul (notemment pour l’intelligence artificielle) de manière plus écologique, tout en contribuant à protéger les prix de l’électricité. “Des centres de données durables, flexibles et bien conçus, capables d’adapter leur consommation d’électricité aux conditions du réseau, peuvent contribuer à réduire le coût global du système électrique, à améliorer la stabilité du réseau et à intégrer davantage d’énergies renouvelables”, explique Bruxelles.

Un enjeu de souveraineté pour l’Europe

L’Europe doit avoir ses propres centres de données pour l’IA, si elle ne souhaite pas dépendre des infrastructures numériques d’autres puissances (et notamment de celles des Etats-Unis). De ce fait, le bloc prévoit de multiplier par trois la capacité de ses centres de données d’ici cinq ou sept ans. Mais, comme l’explique Teresa Ribera, vice-présidente exécutive de la Commission européenne, “tripler la capacité de nos centres de données ne doit pas signifier tripler la pression sur nos réseaux électriques, nos ressources en eau et nos factures d’énergie.”

Et, pour celle-ci, le fait d’imposer la transparence sur l’impact des centres de données sur le réseau électrique est un bon début. Dan Jørgensen, commissaire chargé de l’énergie et du logement, a également déclaré que “la souveraineté numérique doit aller de pair avec la responsabilité énergétique.”

  • La Commission européenne propose un acte déléguer qui sevrait s’appliquer en 2027 et qui imposera un système de notation commun de l’impact des centres de données sur le réseau électrique, et de la consommation d’eau
  • L’Europe doit tripler la capacité de ses centres de données pour assurer sa souveraineté numérique, mais ne veut pas tripler la pression sur le réseau électrique
  • Cet acte délégué doit maintenant être examiné par le Parlement européen et le Conseil

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