C’est un sacré rétropédalage. Le Parlement européen et le Conseil européen viennent d’approuver la nouvelle norme antipollution Euro 7. Mais le texte voté par les législateurs est bien moins ambitieux que celui promu par la Commission européenne. D’après nos confrères des Échos, ce dernier stipulait un alignement des exigences d’émissions de NOx du diesel sur l’essence, à 60 milligrammes par kilomètre.
Il n’en est désormais plus question, et l’UE renonce donc à durcir ses règles. Maigre consolation, il est néanmoins prévu d’abaisser les seuils d’émission pour les poids lourds et d’introduire des limites aux émissions de particules engendrées par l’usure des freins et des pneus, précise Libération. De même, et pour la première fois « des exigences minimales de performance pour la durabilité des batteries des voitures électriques et hybrides ».
Une belle victoire pour les industriels
Cette nouvelle norme devrait entrer en vigueur en 2025, même si son adoption n’est pour l’heure pas définitive. On apprend au passage que ce sont les gouvernements français et italiens qui se trouvaient en pole position pour défendre les intérêts de l’industrie automobile.
Comme on pouvait s’y attendre, les défenseurs de l’environnement sont vent debout contre cette décision, à l’image de l’ONG, Transport & Environment, qui déplore « un désastre pour la qualité de l’air» et une mesure qui «fait passer les profits records des constructeurs automobiles avant la santé des citoyens ».
Du côté des constructeurs, on a fait valoir de potentiels risques pour l’emploi. Ils ont également affirmé que ces règles risquaient de toucher de plein fouet les classes moyennes avec une hausse des prix en vue. Enfin, ils estimaient qu’il ne serait pas opportun d’investir des milliards d’euros pour des véhicules thermiques, alors qu’ils sont censés disparaître à terme. L’UE ayant prévu d’interdire la vente de ces voitures neuves à partir de 2035.
Citée par Les Échos, l’Association européenne des constructeurs (ACEA) s’est donc félicitée : « Même si nous n’en comprendrons tous les détails qu’une fois que nous aurons pu évaluer l’ensemble du document, nous notons que les représentants du Parlement et des États membres ont principalement choisi de donner la priorité aux défis liés à l’avenir ».
Même son de cloche du côté de Jens Gieseke, négociateur du groupe PPE (représentant la droite européenne) : « Nous sommes parvenus à une solution équilibrée pour la nouvelle norme d’émissions Euro 7, qui améliorera la qualité de l’air pour nos concitoyens tout en évitant de faire peser une charge supplémentaire sur l’industrie ».
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A trop se tirer de balles dans les pieds l’Europe, gérée par des idéologues, va nous entrainer dans l’abîme des bonnes intentions sorties de la réalité.
Quid de la pollution liée au charbon ? Ah ba non faut pas fâcher les Allemands (dont Van der Leyen) !