Un FPS politique, ça donne quoi?

Dans un contexte d’adversité politique, les jeux flash opposant deux personnalités ou deux partis ont tendance à fleurir sur le web. Le principe de Tea Party Zombies Must Die ? Vous débarrasser d’une pléthore de figures du mouvement du Tea Party transformées en zombies.

Dans un contexte d’adversité politique, les jeux flash opposant deux personnalités ou deux partis ont tendance à fleurir sur le web. Par le biais du divertissement, ils contribuent à déplacer des débats parfois trop solennels sur un terrain plus informel.

C’est aussi le cas de Tea Party Zombies Must Die, la dernière création de Jason Oda, à la tête de l’agence Starving Eyes Advergaming. Le principe ? Muni, au choix, d’un pied de biche, d’un revolver, d’un uzi ou d’un fusil de chasse, vous devez vous débarrasser d’une pléthore de figures du mouvement du Tea Party transformées en zombies.

Vous commencez par du menu fretin : le generic-pissed-off-old-white-guy zombie, le pissed-off-stupid-white-trash-redneck-birther zombie, ou encore le expresses-racist-views-anonymously-on-the-Internet-modern-klan zombie. Puis viennent les personnalités républicaines influentes de la politique et des médias, faisant office de bosses: Sarah Palin, qu’on ne présente plus, mais aussi Michele Bachmann, élue à la Chambre des représentants et candidate aux prochaines élections primaires républicaines, Mike Huckabee, ancien gouverneur de l’Arkansas, sans oublier Glenn Beck, célèbre commentateur sur la chaîne (ô combien impartiale) Fox News.

Devenu rapidement viral, le jeu déplaît, comme il fallait s’y attendre, aux personnalités visées. Certains parlent même d’une incitation à la haine et à la violence. Côté républicain pourtant, des jeux similaires (et d’un goût beaucoup plus douteux) ont été développés, notamment Slap Obama, dont le but est tout simplement de « gifler ce nègre » le plus fort possible. Poétique.

Sur fond d’élections présidentielles imminentes, l’enjeu de Tea Party Zombies Must Die est surtout d’épingler gentiment les membres du parti républicain. Mais la dimension politique du jeu ne s’arrête pas là : entre chaque niveau s’affichent des messages vantant la réforme du système de santé défendue par Barack Obama. Approuvée en 2010 après moult rebondissements, cette loi a récemment été attaquée pour inconstitutionnalité par une cour d’appel fédérale de Géorgie. Le game over n’empêchera pas une petite piqûre de rappel :

Je joue depuis longtemps à Lance la hache sur Uzinagaz. Pourtant, l’envie d’assassiner sauvagement Nicolas Sarkozy ne m’a jamais effleuré l’esprit. Si si, je vous assure.

(source)


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6 commentaires

  1. La version française 2012 susciterait sûrement de plus fortes réactions médiatiques… Il suffit peut-être d’un bon avocat pour interidre l’utilisation de son image…

  2. On va bien avoir un équivalent avec les élections qui approchent. Bon c’est le genre de jeux qui ne peut pas être utilisé longtemps mais qui peut faire un buzz assez important pour le rentabiliser en très peu de temps.

  3. Dommage qu’il n’y ai pas ce type de jeux en France, ça pourrait être bien drôle et surtout générer un gros buzz. Mais bon … il y a certainement les plaintes qui vont fuser après !

  4. Superbe idée de la société, en effet, les jeux viraux comme celui ci sont en général un bon atout et permettent de toucher un large public.
    Et comme on dit, en bien ou en mal le principal c’est qu’on en parle ^^

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