Ce jeune Américain a conçu un drone VTOL (décollage et atterrissage vertical) qui pourrait bien changer la donne dans le secteur. Plus efficace, plus abordable, et entièrement imprimé en 3D, son invention a déjà attiré l’attention du Département de la Défense Américain, qui lui a remis pas moins de 23 000 dollars de récompenses.
Tout a commencé par un simple constat : le drone de sa petite sœur ne volait que 30 minutes, bien loin de ses attentes. Curieux, Taylor s’est plongé dans la mécanique des drones VTOL. Ces appareils sont capables de décoller comme un hélicoptère puis de voler comme un avion sans avoir besoin de piste. Il découvre vite leur principal défaut : leur prix élevé et une inefficacité flagrante. Les modèles existants utilisent plusieurs moteurs, dont certains restent inutilisés en vol, gaspillant énergie et argent.
Un design ingénieux, 3D et modulaire
Taylor imagine alors un système de moteurs inclinables, capables d’assurer à la fois le décollage vertical et la propulsion horizontale. Son innovation : tout fabriquer en impression 3D, avec des pièces modulaires. Les utilisateurs peuvent remplacer facilement les ailes ou la queue, ou ajouter des caméras et capteurs selon leurs besoins. Résultat, son drone coûte cinq fois moins cher que les modèles du marché, tout en étant plus personnalisable.
L’étudiant a tout fait lui-même : impression 3D, soudure, codage du logiciel embarqué, jusqu’à la conception des circuits. Il a passé un été entier dans son sous-sol à peaufiner ses prototypes, apprenant sur le tas et en ligne, entre forums et cours en ligne. Les premiers essais ont été rudes : trois crashs, plusieurs centaines de dollars perdus, mais aussi beaucoup de leçons apprises. Le quatrième prototype a enfin volé et atterri sans encombre, une réussite qui l’a conforté dans sa démarche.
Le drone de Taylor n’est pas qu’un exploit technique. Il ouvre la voie à des usages variés : agriculture, secours, livraison médicale, protection de la faune… Grâce à sa modularité et son coût réduit, il devient accessible à des utilisateurs qui n’auraient jamais pu s’offrir un modèle professionnel.
Pendant que d’autres passent le temps sur TikTok ou Minecraft, Taylor travaille déjà sur une septième version, encore plus compacte, qu’il espère pouvoir glisser dans un sac à dos. Cet été, il va rejoindre le laboratoire Reliable Autonomous Systems du MIT pour poursuivre ses recherches. À seulement 17 ans…
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