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Une étude met en avant le manque de fiabilité des données collectées par les montres connectées

Les montres connectées et bracelets de fitness nous promettent monts et merveilles en matière de suivi de santé. Pourtant, une récente étude vient tempérer cet enthousiasme.

Les objets connectés ont envahi notre quotidien, à tel point que nous pouvons vouer en certains une confiance peut-être un peu excessive. Par exemple, les montres intelligentes et bracelets de fitness se sont imposés comme les nouveaux oracles de notre bien-être : activité physique, fréquence cardiaque, niveau d’oxygène dans le sang, qualité des cycles de sommeil, etc.

Avec des ténors comme Apple et ses Apple Watch ou Samsung et ses Galaxy Watch (que nous avons testé dans sa version Ultra) positionnées pour certaines à des tarifs assez élevés, on pourrait croire qu’elles sont des outils très fiables. Cependant, une étude publiée fin juillet jette un pavé dans la mare, nous invitant à prendre du recul sur la précision des informations fournies par ces gadgets high-tech.

Des battements de cœur bien captés, mais des calories en roue libre

L’étude, qui passe au crible les performances de divers appareils portables, livre un bilan en demi-teinte. Premier constat rassurant : la mesure du rythme cardiaque s’avère plutôt fiable, avec une marge d’erreur ne dépassant pas 3 %, un résultat tout à fait honorable. Les estimations relatives à la consommation maximale d’oxygène, communément appelée VO2 max, obtiennent également un score satisfaisant.

En revanche, le bât blesse lorsqu’il s’agit de comptabiliser les calories dépensées. L’étude pointe du doigt une imprécision oscillant entre 15 et 21 %, un écart non négligeable pour les utilisateurs soucieux de gérer attentivement leur poids et de surveiller leur activité physique.

Le sommeil : l’imprécision règne

Autre domaine où les montres connectées peinent à convaincre : le suivi du sommeil. Les résultats de l’étude l’ont montré, les montres connectées ne sont pas réellement de bonnes élèves. Les résultats ont révélé des inexactitudes supérieures à 10 % pour la durée et l’efficacité du sommeil. Pire encore, l’estimation de la latence d’endormissement peut atteindre une marge d’erreur vertigineuse de 180 % par rapport aux mesures obtenues par polysomnographie, méthode de référence en la matière.

Face à ces révélations, il convient de rappeler que les montres connectées et autres trackers d’activité demeurent des outils encore imparfaits. Si les fabricants s’efforcent constamment d’améliorer leurs performances, nombre de ces appareils fournissent des informations de santé et de forme physique qui n’ont pas fait l’objet d’une validation médicale rigoureuse. D’où la nécessité de considérer les résultats de vos différents tracking avec une certaine parcimonie.

  • Les montres connectées mesurent précisément le rythme cardiaque, mais sont moins fiables pour le calcul des calories dépensées.
  • Le suivi du sommeil par ces appareils présente des inexactitudes importantes, notamment concerrnant la latence d’endormissement.
  • Ces outils, bien qu’utiles, ne sont pas médicalement validés et leurs données doivent être interprétées avec prudence.

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2 commentaires
2 commentaires
  1. Bonjour,
    Concernant vos données sur le sommeil. Elles sont incorrectes. Lors d’un examen sur l’apnée du sommeil demandé par mon cardiologue, je lui ai demandé si je pouvais porter ma montre Polar Grit X pro. Avec son accord, je l’ai porté durant l’examen. Après lecture des analyses, il fut agréablement surpris par les résultats de la montre.

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