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Une étude révèle la popularité croissante des sites de fausses nouvelles aux États-Unis

Le mois de décembre a été particulièrement profitable aux médias spécialisés dans la désinformation.

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© Presse-Citron.net

La désinformation en ligne est régulièrement dénoncée. De nombreux médias se sont dotés de services de fact-checking afin de démêler le vrai du faux. Une intelligence artificielle est même désormais capable de démasquer les fausses informations. Sauf que les internautes semblent particulièrement friands de ces fausses nouvelles.

C’est en tout cas ce qui ressort de l’étude menée par la start-up NewsGuard qui s’est spécialisée dans la lutte contre la désinformation en ligne. L’organisation considère qu’un site n’est pas fiable s’il produit des informations truquées ou déformées, ne corrige pas ses erreurs, ne divulgue pas son orientation politique ou ne révèle pas qui sont ses propriétaires.

Un constat inquiétant

Les analystes ont noté une importante hausse de la popularité des sites qui diffusent des fake news en décembre dernier aux États-Unis. Dans le détail, 10 % des articles les plus consultés venaient de ces portails, soit une augmentation de 20 % par rapport à novembre.

Comme le notent les chercheurs, cette hausse coïncide avec la procédure d’impeachment lancée contre le président Donald Trump. Les internautes, et notamment les Républicains, auraient donc une appétence plus prononcée pour ce types de contenus en période de crise. En clair, il chercheraient à se convaincre de l’injustice subie par leur leader.

Interrogé par le Boston Globe, Steven Brill, co-directeur général de NewsGuard précise : « Nous pensons que cela se produit au moment où l’actualité politique devient tendue. À mesure que les choses se polarisent, il y a une incitation accrue pour les gens à créer de la désinformation et une intérêt croissant pour ces articles.»

Curieusement, ce comportement semble se concentrer sur les États-Unis. Les auteurs suivent également la France, l’Italie, l’Allemagne et le Royaume-Uni et notent que les internautes de ces pays consultent beaucoup moins ces sites peu fiables.

Le problème reste donc entier pour la démocratie américaine, et ce alors que nous venons d’entamer une année électorale cruciale. Les journalistes vont tenter d’informer au mieux le public mais ils ne peuvent rien face aux internautes qui n’ont pas envie de lire de vraies informations.

1 commentaire

1 Commentaire

  1. jacques

    25 janvier 2020 at 19 h 22 min

    Le foutage de gueule permanent de la presse fait que la population ne croit plus dans la vraie information .
    L’affaire ukrainienne de trump est symptomatique de cette décrépitude.
    On ne parle que de trump qui a essayé influencer le gouvernement ukrainien pour rouvrir l’enquête sur le fils de jo biden, qui avait été fermé suite à l’intervention du père qui avait fait virer le procureur de l’époque pour en faire mettre un autre plus compatissant.
    Les journaux ne parle que de la 1ere la seconde ne les intéresse pas ,comprenez que l’on ne s’intéresse pas à eux.

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