Les guerres modernes se jouent de plus en plus sur le terrain de la technologie. Dans ce registre, la startup Preligens a de sérieux atouts à faire valoir. Elle vient justement de signer un contrat 240 millions d’euros sur une durée de sept ans avec la Direction Générale de l’Armement (DGA).
« Une pépite nationale dont les applications sont primordiales »
Concrètement, l’armée française va utiliser son intelligence artificielle pour y voir plus clair sur les théâtres d’opération dans les nombreuses données récupérées par satellites. Comme le rapportent nos confrères des Échos, les outils mis au point par la pépite tricolore servent en effet à mieux lire les images, et à détecter les évolutions sur un site stratégique.
C’est forcément une excellente nouvelle pour la société créée en 2016 qui emploie à ce jour 230 personnes pour un chiffre d’affaires de 25 millions d’euros. Du côté de la DGA, on explique souhaiter utiliser les outils de la startup à des fins de renseignement pour les trois armées, ainsi que dans le cadre d’opérations spéciales et de la cyberdéfense.
Citée par le quotidien économique, la direction précise : « C’est indéniablement une marque de confiance importante, Preligens a développé de bons produits et est sur un créneau du traitement de grandes masses de données images qui est en plein essor ».
Récemment, la ministre des Armées, Florence Parly, na tarissait également pas d’éloges sur la société et parlait d’une « pépite nationale, dont les applications sont primordiales pour le domaine de la défense ».
Sans lien apparent, cette annonce intervient juste au moment où l’armée américaine publie un rapport sur ce à quoi elle pourrait ressembler en 2030. La technologie est au cœur de son projet avec notamment la part belle faite à la réalité virtuelle et aux simulations qui permettront de préparer ses soldats aux situations de combat.
En France, ces innovations sont discutées, et tout n’est pas permis. Ainsi, un Comité d’éthique de la défense a été mis en place début 2020 et il est chargé de rendre des avis sur l’acceptabilité des innovations technologiques dans l’Armée. Certains pays font en revanche moins dans la dentelle.
France Culture rapportait ainsi en 2021 les propos éloquents de Thierry Berthier, enseignant et chercheur associété au CREC à Saint-Cyr : « Si on se place du coté chinois, l’éthique c’est avant tout celle de la performance. Tout ce qui est performant au niveau tactique, opérationnel, va être éthique. Côté russe, on est sur la même longueur d’ondes et côté américain on y vient, même s’il y a eu des réticences dans un premier temps. »
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