USA : le vice-président Mike Pence demande à Google de cesser son projet Dragonfly

Mike Pence, le vice-président des USA, demande à Google de mettre fin au développement de son moteur de recherche (censuré) pour la Chine.

Google assure qu’il n’est pas près de lancer un moteur de recherche pour la Chine, qui obligerait la société américaine à se plier à la censure d’internet dans le pays. Mais en même temps, il ne nie pas l’existence du projet « Dragonfly » qui, d’après les informations qui ont fuité, serait le nom de ce moteur de recherche censuré pour l’Empire du Milieu.

Et après les organisations de défense des Droits de l’Homme, c’est au tour du vice-président américain Mike Pence de demander à Google de cesser le projet Dragonfly.

La déclaration de Mike Pence sur Google et la Chine…

Comme le rapporte notre confrère TechCrunch, c’est lors d’un discours à un think tank conservateur que le vice-président des Etats-Unis a évoqué le sujet.

« De plus en plus de dirigeants d’entreprises pensent au-delà du prochain trimestre et y réfléchissent à deux fois avant de se lancer sur le marché chinois s’il faut renoncer à leurs propriétés intellectuelles ou encourager l’oppression de Beijing. Mais plus doivent suivre. Par exemple, Google devrait immédiatement mettre fin au développement de l’application « Dragonfly », qui renforcera la censure du Parti communiste et compromettra la vie privée des clients chinois… », a-t-il déclaré.

> Lire aussi :  Quand Google se soumet aux ordres de Poutine

Mais les choses sont un peu plus compliquées. En effet, si le lancement d’un moteur de recherche chinois par Google lui ferait de la mauvaise publicité en Occident, il ne faut pas non plus ignorer le fait que la Chine compte aujourd’hui plus de 800 millions d’internautes majoritairement sur mobile.

D’ailleurs, bien que le moteur de recherche de Google ne soit plus disponible en Chine depuis 2010, la société continue d’y investir. Cette année, par exemple, elle a signé un partenariat stratégique avec la société de e-commerce JD et a investi plus de 500 millions de dollars.


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