Dès le mois de mars 2024, le DMA et le DSA vont bouleverser les règles d’Internet et des réseaux. Ces nouveaux textes européens veulent encadrer les pratiques des géants du web. L’Europe sonne la fin de la récré pour les GAFAM mais pas seulement : X (Twitter) et TikTok sont également dans son collimateur.
Le Digital Market Act visent particulièrement les réseaux sociaux et il faut se préparer à quelques changements dans les mois à venir. Alors que cela se met doucement en place, notamment du côté de chez X (Twitter), les plateformes pourraient proposer des abonnements payants pour faire face à cette nouvelle réglementation européenne.
Pourquoi TikTok et Instagram envisagent-ils des abonnements payants ?
Le DMA veut limiter le monopole des grandes entreprises du numérique comme les GAFAM ou encore X (Twitter). Pour ce faire, l’article 5 force les réseaux sociaux à proposer une solution alternative aux publicités ciblées qui pullulent. Avant de submerger l’utilisateur avec publicités personnalisées, les plateformes doivent obtenir leur consentement. Cela va complètement ébranler le modèle économique des réseaux sociaux. Car ce sont bien grâce aux publicités qu’ils gagnent de l’argent. Et une publicité ciblée est beaucoup plus rentable qu’un contenu publicitaire “aléatoire”. Facebook en a déjà subi les conséquences en 2021 suite à la nouvelle règle de confidentialité d’Apple.
Pour faire face à ce futur problème, les réseaux sociaux pourraient bien proposer des offres payantes sans aucune publicité. Ainsi, les utilisateurs pourraient voir les publicités disparaître intégralement contre quelques euros chaque mois. Il sera toujours possible de faire une croix sur la publicité ciblée, au mieux, mais pas de tout contenu commercial.
X (Twitter) a déjà pris le pli avec sa formule Premium à 9,60 euros par mois qui promet une diminution de la publicité. Facebook et Instagram y pensent depuis un moment et cela pourrait être le moment ou jamais. Cette option payante concoctée par Meta serait chiffrée à 10 euros par mois. Mais TikTok ne sera pas non plus épargné par ce changement drastique. La publicité pourrait être masquée sur le réseau social de ByteDance contre 5 euros mensuels.
Puisque c’est la législation européenne qui freine les réseaux sociaux, on imagine que ces formules payantes, si elles voient effectivement le jour, ne s’adresseront qu’aux utilisateurs du Vieux-Continent. Aux États-Unis, les utilisateurs devraient pouvoir conserver leurs bonnes vieilles habitudes sur les réseaux sociaux. À moins que les géants y trouvent un intérêt financier plus pertinent.
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Citant l’article, “Le DMA veut limiter le monopole des grandes entreprises du numérique comme les GAFAM ou encore X (Twitter).” : d’abord on parlait de GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple), puis peu à peu Microsoft fut rajouté (GAFAM), et bientôt pourquoi pas X-Twitter (GAFAMX) ? Ce serait tout à fait justifié me semble-t-iil
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Citant l’article, “X (Twitter) a déjà pris le pli avec sa formule Premium à 9,60 euros par mois qui promet une diminution de la publicité.” : “une diminution” seulement ? Je rêve, je cauchemarde plutôt.
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Nul besoin de payer pour parer aux pubs, aux pubs ciblées, aux pubs frauduleuses (“malvertisement”, publicité qui redirige vers des sites frauduleux et/ou comportent des scripts malveillants) quand des outils dédiés existent pour mettre un capot sur ces poubelles (toujours poubelles pour le tracking et le malvertisement, toujours poubelles pour une pub “saine” (sans tracking ni malvertisement) mais excessive et ainsi contre-prductive. On pense à des extensions telles que la fameuse ‘uBlock Origin’ (nec plus ultra) pour le filtrage, telles que ‘CookieAutodelete’ pour choisir ce qui reste des pontes d’un site sur l’ordi de l’utilisateur a fermé le site (cookies, localStorage, indexedDB, service workers, plugin data) … inimaginable ce que la majorité des sites peuvent écrire-lire-écrire sur l’ordi de l’utilisateur : i-ni-ma-gi-nable !).
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Bref, des solutions existent pour se déjouer de l’imposante alternative “Tu casques en payant ou étant traqué-matraqué par la pub”. Evidemment que rien n’est gratuit, un site ça coute, faut bien au minimum rentrer dans ses frais et pourquoi pas tirer une marge bénéficiaire, mais trop c’est trop et ainsi une publicité raisonnable, sans trackers, propre ferait l’affaire de tous (utilisateurs qui pourraient envisager de reconsidérer leur ras-le-bol des pubs et ainsi être plus à l’écoute, clients qui bénéficieraient d’un meilleur retour sur investissement (moins à payer, meilleur rendement sur ce qui est payé) … mais pas du tout aux agences publicitaires. C’est la pub qui scie la branche sur laquelle reposes son fat postérieur, ce sont toujours les pratiques excessives du libéralisme qui de desservent. et le royaume ubuesque de la pub ne l’a pas compris et ne l’admettra jamais car elle y perdrait beaucoup quand le reste de la planète, entreprises comme consommateurs, y gagnerait. La pub, en l’état actuel, est un bête immonde et malfaisante, aussi la combattons-nous sans relâche.