Depuis quelques années maintenant, l’arbitrage vidéo a finit par s’imposer dans le football professionnel et il est globalement accepté. Certains spectateurs reprochent toutefois à la VAR de prendre souvent un peu trop de temps. Le risque est alors de casser le rythme d’une rencontre. La FIFA tente de remédier à ce problème en développant un nouvel outil de détection des hors-jeux via l’intelligence artificielle.
Il a notamment été testé lors de la dernière Coupe du monde des clubs au Qatar. Cet essai se déroulait en parallèle des matches et l’arbitre ne pouvait pas accéder aux images. Concrètement, l’IA marque la ligne de hors-jeu et identifie entre 15 et 20 points différents du corps du joueur impliqué dans l’action. Une fois l’analyse effectuée, cette dernière peut alors conclure pour déterminer s’il est hors-jeu. C’est un réel plus par rapport à la méthode actuelle où l’arbitre trace manuellement la ligne et tente de trancher comme il le peut ces actions litigieuses.
La technologie doit encore poursuivre son développement
Les premiers essais au Qatar ont été qualifiés de « très prometteurs » par Johannes Holzmüller, le directeur de la technologie et de l’innovation de la FIFA. Il souhaite encore perfectionner cette technologie avant de l’utiliser en direct pendant les rencontres.
L’instance dirigeante du football prévoit de rencontrer plusieurs entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle pour peaufiner son projet. L’idée est d’être parfaitement au point lors du lancement officiel pour éviter tout raté. La FIFA planche donc sur de nombreux scénarios de jeux pour jauger le comportement de l’IA et son efficacité.
À titre de comparaison la Goal-line technology et la VAR ont été développées en deux ans environ, ce qui donne une idée du chemin qui reste encore à parcourir.
Il faudra donc suivre l’évolution de ce projet ambitieux qui pourrait permettre de trancher les nombreux débats entourant les prises de décisions arbitrales.
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