Vaut-il mieux travailler pour Google ou pour Meta ? Pour répondre à cette question que peuvent se poser les talents de la Tech, Daniel McKinnon vient justement de publier un billet de blog passionnant. Ce dernier a été chef de produit chez Meta entre 2018 et 2022, avant de travailler deux ans chez Google, puis de revenir au sein de la firme dirigée par Mark Zuckerberg en février dernier.
Ce collaborateur commence par souligner que ces deux groupes sont hors normes : “Meta et Google sont toutes deux des entreprises technologiques phénoménales où d’excellents chefs de projet peuvent s’épanouir”.
Mais il poursuit en guise d’avertissement aux potentielles recrues que si vous recherchez “la croissance au détriment du stress et de la pression, Meta lui conviendra probablement mieux”. Au contraire, “si vous souhaitez privilégier l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, la stabilité et la sécurité de l’emploi, Google pourrait être un endroit idéal pour vous”.
La rémunération : avantage Meta ?
D’après Daniel McKinnon, Meta distribue des actions à ses salariés au bout de quatre ans, tandis que Google attribue la plupart des titres (70%) au cours des deux premières années. Le fait que les renouvellements d’actions soient moins nombreux au sein de la firme de Mountain View tend à diminuer la rémunération globale selon le manager.
Cette version des faits est contestée par un porte-parole de Google qu’a pu joindre Business Insider. Il a notamment indiqué à nos confrères que la “grande majorité des Googlers ont reçu une augmentation de leur rémunération” grâce à des hausses de salaire et des primes.
L’organisation du travail et les projets
En ce qui concerne le mode de fonctionnement interne, Daniel McKinnon constate que les dirigeants de Meta et le PDG Mark Zuckerberg interviennent lorsqu’ils constatent des visions opposées autour d’un produit : “Si Mark ou ses cadres rencontrent deux visions différentes pour un produit, ils demandent aux parties en conflit de les examiner et prennent une décision en fonction de leur jugement”.
Cela ne semble pas être le cas chez Google où les équipes peuvent passer “littéralement des décennies” sans que l’encadrement n’intervienne. Et ce dernier de citer les exemples de Waze et Google Maps.
D’après lui, c’est à la fois positif pour un chef de produit qui veut travailler une idée sur la durée, mais c’est aussi frustrant pour “pour les chefs ambitieux qui souhaitent créer des produits nécessitant des équipes plus importantes”.
Les perspectives de carrières
Enfin, le cadre juge que les évolutions de carrières peuvent être plus rapides chez Meta contrairement à Google qui mise davantage sur l’ancienneté. Il précise toutefois :
Ces observations sur la progression de la carrière vont dans les deux sens. Je n’ai jamais été dans cette situation, mais je pense qu’il est beaucoup plus facile de se faire licencier pour cause de mauvaises performances chez Meta que chez Google, ce qui devrait certainement être un facteur pour ceux pour qui la sécurité de l’emploi est primordiale.
Pour compléter ce témoignage, on peut citer ce sondage dont nous vous parlions en 2020. Blind, l’application qui réunit plusieurs millions de professionnels aux États-Unis a demandé à ses membres s’ils étaient heureux sur leur lieu de travail. L’occasion de publier un classement à ce sujet où les collaborateurs de Netflix arrivaient en tête, tandis que les employés de Google étaient en quatrième position et ceux de Facebook huitièmes.
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