Passer au contenu

Vers un doublement du prix des transports en commun en France ? Ça se précise

Les tarifs pourraient augmenter bien plus que par le passé.

Mise à jour 10h25 : depuis la publication de cet article, le gouvernement semble faire machine arrière. Sa porte-parole, Maud Bregeon a en tout cas expliqué sur RTL : « Le gouvernement n’ambitionne aucunement de doubler les tarifs des transports en commun. Si vous les doublez, ça impacte le pouvoir d’achat des Français et la capacité des gens à utiliser un mode de transport vertueux parce qu’il est écologique et bon pour l’environnement ».

————–

La loi-cadre sur le financement des transports qui sera présentée ce mercredi 11 février en Conseil des ministres ce mercredi 11 février devrait beaucoup faire réagir. Et pour cause, si l’on se fie à l’étude d’impact de ce projet qu’a pu consulter RMC, le gouvernement envisage de presque doubler la contribution payée par les usagers.

Il faut tout d’abord préciser que les prix des bus, métros, tramways, et TER sont aujourd’hui décidés par les collectivités locales. Cela dit, le ministère des Transports juge de son côté qu’ils ne couvrent que 17 % du financement des transports alors qu’ils devraient atteindre un niveau de 30 % d’après ce texte lu par nos confrères.

Interrogé par la radio, François Délétraz, président de la Fédération nationale des usagers des transports (FNAUT), souligne à ce sujet : « En Angleterre, le ratio est quasiment à 100%. En Suisse, on s’approche des 50%. Nous sommes très en dessous des autres ».

Dans cette loi-cadre, l’Exécutif propose donc par la suite d’indexer de manière automatique les prix des transports sur l’inflation. L’enjeu est en effet de financer les voies ferrées et les routes. Rien n’est toutefois gagné et les premières réactions sont très mitigées.

À l’image de Fabien Villedieu, secrétaire fédéral du syndicat cheminot Sud Rail, qui explique : « Plus vous augmentez la part du voyageur dans la contribution des abonnements et des tickets, moins les gens quitteront leur voiture pour prendre les transports en commun ». À l’approche des élections municipales de mars, il est aussi fort possible que le sujet s’invite dans les débats entre les candidats au cours des semaines à venir.

Des hausses régulières en région parisienne

Pour rappel, Ile-de-France Mobilités (IDFM) vient d’augmenter en janvier dernier le prix du Pass Navigo, qui est passé de 88,80 euros à 90,80 euros. Comme le rapportait Libération en novembre, cette décision porte à 30 % l’envolée observée sur le Navigo au cours des dix dernières années.

Par la suite, le prix des transports devrait s’envoler progressivement d’ici l’année 2031. Citée par nos confrères, la dirigeante avait alors confirmé la mauvaise nouvelle : « Nous aurons des hausses régulières, mais elles seront très modérées ».

Mis bout à bout, le montant total à débourser pour une année commence dans les faits à devenir onéreux : 998,80 euros. À ce rythme, la barre symbolique des 1000 euros ne tardera d’ailleurs pas à être franchie. Plus d’informations à ce sujet dans notre précédent article ici.

Que pensez-vous de ce projet du gouvernement ? N’hésitez pas à partager votre point de vue dans les commentaires.

Ce qu’il faut retenir :

  • Une loi-cadre se penche sur le futur des transports publics en France
  • Elle propose notamment de faire atteindre la part payée par les usagers de 17 à 30 %
  • Cela équivaudrait dans un premier temps à un quasi-doublement des tarifs

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech