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Voici comment Twitter va gérer le phénomène deepfake

Après avoir consulté ses utilisateurs, Twitter présente son nouveau règlement pour gérer les deepfake. En substance, les médias « artificiels et manipulés » seront identifiés avec une étiquette, et ne seront supprimés que s’ils peuvent causer de sérieux dommages.

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© Presse-citron.net

À l’approche de la prochaine élection présidentielle aux États-Unis, les acteurs d’internet se préparent pour gérer le flux de désinformations qui va certainement inonder la toile durant la période de campagne électorale.

Et si en 2016, les campagnes de désinformation (que ce soit à but lucratif ou à but politique) étaient déjà assez sophistiquées, aujourd’hui, les technologies ont évolué, ce qui permet aux acteurs malveillants de produire des médias truqués très convaincants à l’aide des deepfake.

Au mois de novembre, Twitter avait fait part de sa volonté de préciser son règlement pour gérer les médias truqués ainsi que les deepfake.

Et cette semaine, après avoir consulté les utilisateurs ainsi que d’autres parties concernées, Twitter présente les nouvelles règles qui vont s’appliquer sur la plateforme pour « les médias artificiels et manipulés ».

Twitter contre la désinformation

En substance, si Twitter détecte qu’un média (donc, une photo ou une vidéo) a été modifié ou fabriqué de manière significative et trompeuse, la plateforme ne supprimera pas ce contenu, mais pourra prendre les mesures suivantes :

  • « Appliquer un label sur le Tweet ;
  • Montrer un avertissement aux gens avant qu’ils ne Retweetent ou n’aiment un Tweet ;
  • Réduire la visibilité du Tweet sur Twitter et/ou empêcher qu’il soit recommandé ;
  • Fournir des explications ou des précisions supplémentaires, le cas échéant, comme une page d’accueil avec plus de contexte. »

Ce type de contenu ne sera supprimé par Twitter que si celui-ci est susceptible d’avoir un impact sur la sécurité publique ou de causer des préjudices graves. Twitter cite par exemple les contenus qui menacent la sécurité physique d’une personne ou d’un groupe de personne, les contenus qui peuvent causer des troubles civils généralisés ou encore les contenus visant à « supprimer » ou intimider des électeurs.

Le plus difficile sera probablement, pour les modérateurs de Twitter, de définir la limite à partir de laquelle un contenu doit être considéré comme trompeur. Mais dans son billet de blog, la plateforme évoque certains critères qui seront pris en compte.

Dans son billet, Twitter indique pour déterminer si un média est artificiel ou manipulé, celui-ci tiendra compte des facteurs suivant :

  • « Si le contenu a été considérablement modifié d’une manière qui altère fondamentalement sa composition, sa séquence, son rythme ou son cadrage ;
  • Toute information visuelle ou auditive (comme de nouvelles images vidéo, des données audio doublées ou des sous-titres modifiés) ayant été ajoutée ou supprimée ;
  • Si les médias représentant une personne réelle ont été fabriqués ou simulés. »

Mais la plateforme considérera également le contexte (par exemple, le texte qui accompagne une photo ou une vidéo, ainsi que les métadonnées) d’une publication pour savoir si celle-ci a été postée dans le but d’induire le public en erreur.

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