- Alef Aeronautics présente son Model A, une voiture volante développée depuis 2016.
- Après déjà 440 réservations, la société à l’ambition de commencer les livraisons dès la fin d’année 2025.
- Le Model A vient de remporter une importante certification lui permettant de voler légalement aux USA.
On vous prévient de suite, les informations données par la société derrière cette voiture volante vont probablement soulever plus de questions qu’elle ne donnera de réponse.
Des voitures volantes dans les mains des conducteurs en 2025
Cela fait déjà une centaine d’années que l’idée de vivre dans une société où il serait possible d’utiliser des voitures volantes est née. Dès 1917, Glenn Curtis présentait sa vision de la chose avec son Autoplane, qui était très loin d’ouvrir les portes à la voiture volante grand public. Donc quand la société californienne Alef Aeronautics a présenté son Model A, voiture volante qui sera selon eux délivrée à leur client fin 2025, cela a forcément piqué notre curiosité.
Une véritable voiture volante, ou voiture qui saute ?
l’Autoplane de Curtis n’a jamais réussi à faire un vol complet, celle-ci réalisant plutôt de grands sauts pendant sa présentation. Malgré des trailers qui vendent du rêve en proposant une voiture véritablement volante, Jim Dukhovny qui est CEO de la société Alef reste plutôt prudent dans ses déclarations :
“Le conducteur utilisera le véhicule comme une voiture, et fera un bond au-dessus des obstacles quand cela sera nécessaire.”
Il semble donc que le concept de voiture volante que l’on imagine tous, à l’image de ce qui se fait dans Le Cinquième Élément, n’est pas encore près d’arriver. Pourtant, le Model A représente tout de même un grand bond dans la bonne direction.
Une technologie relativement simple, mais efficace
Le Model A est un véhicule électrique volant transportant une à deux personnes, ayant la capacité de décoller à la verticale. Utilisant des hélices, il semble être un mix entre un drone et une voiture électrique. Selon Alef, la voiture est capable de rouler 320 kilomètres, ou de “voler” 177 kilomètres. Son prix risque tout de même d’en refroidir plus d’un avec un tarif fixé à 300 000 dollars.
Une approbation par le gouvernement américain
Étrangement, aucune véritable vidéo prouvant le vol de la machine n’a été diffusée, alors que Alef prétend tester ses capacités de vol depuis 2019. La société derrière la production du Model A vient quand même de remporter une grande victoire, l’obtention d’une certification de la Federal Aviation Administration, agence gouvernementale chargée des réglementations et des contrôles concernant l’aviation civile aux États-Unis.
Remportant le certificat de navigabilité “Special Airworthiness Certification”, le Model A peut maintenant voler légalement dans l’espace aérien autorisé, celui-ci étant apte à voler en toute sécurité selon des conditions spécifiques établies par la FAA.
Comment ? Pourquoi ? Quand ?
Selon Alef, plus de 440 réservations du modèle ont déjà été réalisées, avec une livraison prévue fin 2025. C’est d’autant plus étrange quand on connait les ambitions de Dukhovny, qui prévoit l’arrivée de son Model Z en 2035 avec des caractéristiques bien supérieures au Model A, à savoir :
- Une voiture volante pouvant transporter 4 à 6 personnes
- 480 kilomètres d’autonomie en roulant
- 350 kilomètres d’autonomie en vol ou 800 en utilisant de l’hydrogène
- 35 000 dollars
Sachant que le Model Z semble bien plus performant pour un tarif 10 fois inférieur, la patience semble de mise. Mais aussi, qu’est-ce qui se passe si la voiture n’a plus de batterie en plein vol ? À quelle vitesse le Model A vole-t-il, si seulement il vole ? Comment va-t-on éviter les collisions avec l’environnement ou d’autres voitures volantes ? Quelles règles de sécurité sont mises en place pour éviter un dramatique accident ? Autant de questions qui resteront pour l’instant en suspens. On aurait tendance à parier sur la méfiance, aucune vidéo de vol n’ayant été pour l’instant montrée.
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Je m’excuse pour ma critique venant de… Mon esprit critique. Ce qui a été approuvé par l’autorité et produit par des individus (sans doute très compétents mais guidés par une quête de profits de la part de leur conseil d’administration) me semble complètement incohérent. Il n’y a aucune innovation, le concept est similaire à de nombreux projets existants, et son utilité est plutôt limitée.
Selon moi, l’intérêt de cet article réside dans la mise en évidence de la dilution des compétences des chercheurs face aux exigences financières. Un jour, la société devra lutter pour pouvoir se déplacer d’un point A à un point B en utilisant les airs, mais cela nécessitera l’invention et la fiabilisation de nombreux protocoles. Je doute que cela se produise (dans une version sécurisée équivalente, bien que non parfaite, à nos moyens actuels de déplacements autonomes) avant de nombreuses années. Cependant, je rêve aussi comme beaucoup de voir un jour advenir cet état, dans lequel nous pourrions demander à un véhicule de rejoindre une destination en toute sécurité par la simple parole. Pour être honnête, je ne pense plus être de ce monde quand cela se produira (regrets).