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Cinéma

Et voilà, Netflix porte un nouveau coup dur au Festival de Cannes

Dans la guerre que se livrent Netflix et le Festival de Cannes, la plateforme vient de frapper à nouveau.

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Netflix sur un MacBook Air
© Jade87 (via Pixabay.com)

On le sait, Netflix et le Festival de Cannes, ce n’est pas vraiment le grand amour. La plateforme de streaming a pourtant tenté de faire des efforts afin de convaincre la Croisette, mais sans succès dans la sélection 2019. Pire encore, la cérémonie a presque tourné au règlement de comptes. Edouard Baer s’est quelque peu lâché en ouverture de la 72e édition contre Netflix.

Sortir de chez soi, ce miracle-là, plutôt que de rester là, à manger des pizzas en regardant Netflix. Le cinéma, c’est ça ! C’est le collectif, c’est le groupe, c’est la chaleur humaine !

Si on pourra débattre de « l’ouverture » du véritable entre-soi que représente le Festival de Cannes, Netflix a de son côté choisi une manière très particulière de répondre.

Netflix achète les droits de diffusion

Pendant la cérémonie, Netflix a joué le calme, et n’a pas réagi aux provocations sur les réseaux sociaux. Mais, dès vendredi soir, on a eu le droit à une très belle réponse : en effet, Netflix a acquis les droits de diffusion de 2 films qui ont été primés sur la Croisette cette année. On trouve tout d’abord « Atlantique » qui a remporté le Grand Prix. Le film réalisé par Mati Diop est accompagné de « J’ai perdu mon corps », un film d’animation de Jérémy Clapin, qui a décroché le Grand prix de la semaine de la critique.

Bien sûr, il ne s’agit pas de la Palme d’Or du Festival de Cannes. Ce n’est pas non plus une vengeance mais une reconnaissance de la valeur intrinsèque de ces œuvres. Mais cela n’empêche pas d’apprécier la beauté du geste. Cette manière pour Netflix de dire au Festival de Cannes, que peu importe ce qu’en pense l’institution, la plateforme de vidéo à la demande est là et qu’elle ne va pas lâcher.

Netflix
Par : Netflix, Inc.
4.3 / 5
10,0 M avis
26 Commentaires

26 Commentaires

  1. Solostaran

    28 mai 2019 at 9 h 04 min

    A partir du moment où on commence à dire « le cinéma c’est ça … » et à mettre des barrières, on a perdu. Je ne suis ni pro ni anti-netflix, mais Baer il aurait mieux fait de se taire.

    • Caldo

      28 mai 2019 at 9 h 41 min

      Oui en plus bcp de gens n ont pas les moyens de s offrir des places de cinéma régulierement, ainsi je dis merci netflix ! Pour le prix d une place je peux moi et tte ma famille regarder des films et des séries pendant un mois !

      • Shivalinoa

        28 mai 2019 at 17 h 28 min

        Tout à fait d’accord. Le cinéma est trop cher ! S’ils baissaient le prix des places la plupart de dgend pourraient y aller… MERCI NETFLIX !

  2. Eric

    28 mai 2019 at 9 h 54 min

    Edouard Baer, archétype du snobinard parisien abonné aux séances de cinéma privées, a effectivement perdu une belle occasion de se taire, et accessoirement de se couvrir de ridicule

    • Fanfan

      28 mai 2019 at 15 h 05 min

      D’accord !

  3. Renaud

    28 mai 2019 at 10 h 21 min

    Oui alors, attention, Netflix a acquis les droits de ces films… mais pas pour la France. A ma connaissance ils seront bien tous les deux distribués en salles en France. Donc ne vous attendez pas à les voir sur Netflix avant, au mieux, 2022, si jamais ils y sont.

  4. Dede

    28 mai 2019 at 10 h 25 min

    il faudrait me payer pour m entasser dans une salle rempli de cons diabétiques alors que j ai une salle rien qu à moi

    • Bert

      28 mai 2019 at 12 h 06 min

      Drôle de conception du cinéma que la vôtre.

      • John Witt

        28 mai 2019 at 12 h 17 min

        C’est pas une drôle de conception c’est une constatation de la réalité ;)…

  5. Jean

    28 mai 2019 at 10 h 51 min

    Avec Netflix je me régale sans pub à l’heure que je veux comme je veux.
    Les gens qui n’ont pas de cinéma près de chez eux…

  6. Mr_Tea

    28 mai 2019 at 11 h 07 min

    Ouai et il parle pas du coté vieillissant du traitement des films au cinéma.

    La majorité des salles qui tiennent encore, tiennent à perte et sont élitistes ou parce qu’elles passent tout les bloc buster américains.

    Le cinéma ne vie pas sur les recettes des films et cinéastes prétentieux et ce que fait Netflix, c’est ce qu’aurait du faire le cinéma et la télé depuis longtemps.

    Ils ont refusé/prétendu savoir mieux que tout le monde ce que les clients Netflix voulaient, ils s’avère qu’ils étaient juste arrogant et prétentieux … comme d’habitude …

    • Al

      28 mai 2019 at 15 h 01 min

      C’est archi faux ! Vous ne connaissez strictement rien à la d’infusion des films en France. Les salles de cinéma fonctionnent très bien, et pas seulement les multiplexes. Dans beaucoup de villes moyennes ou plus petites il y a des salles associatives ou municipales qui programment une grande variété de films. Ce n’est pas parce que vous ignorez leur existence qu’elles n’existent pas. Sortez de chez vous, allez au cinéma, le vrai !

      • Mr_Tea

        28 mai 2019 at 15 h 22 min

        Mon oncle tenait un cinéma de village en association qui fonctionnait à perte mais était financé par la municipalité pour dynamiser la jeunesse et les autres cinémas du groupes avec lequel ils fonctionnanient, avait la même démarche, divertir les jeunes et moins jeunes, rapprocher, mais à perte ou avec un budget très réduit.

        C’est un bilan qui ressortait régulièrement pouyr la campagne.

        En ville, j’ai fais Lille et la région parisienne, on va trouver presque partout des UGC, Gaumont etc, mais des cinéma de quartier, non ou alors ils fonctionnent avec les grosses enceignes, comme les deux cinémas non affiliés officiellement qui prennent la carte UGC.

        Ce ne sont donc pas les films français qui les font tourner, mais soit les blockbuster américains, soit les financement municipaux/associatifs.

        Et le cinéma en France à souffert d’une production française élitiste ou désastreuse, quand ce n’était pas les deux.

        Donc non pas archi-faux, sans les aides des mairies, ces salles de cinéma auraient fermées depuis longtemps. Elles fonctionnent donc à perte.

  7. Thierry JOURNET

    28 mai 2019 at 11 h 56 min

    Non, le cinéma ce n’est pas le groupe, le collectif, la chaleur humaine. Ca l’était quand il n’y avait pas d’autres moyens d’y accéder que d’aller en salle.
    Le groupe, le collectif, la chaleur humaine n’a rien à voir avec le cinéma. Le théâtre oui, car les comédiens sont là devant vous. Un concert oui car les musiciens sont là devant vous. Il y a rendez-vous, il y a rencontre. Vous vous souvenez de ce mot pourtant essentiel « catharsis »?
    Grouper 300 personnes qui regardent un mur sur lequel on projette des ombres, c’est de l’illusion de collectif, c’est la caverne de Platon.
    On a le même rapport avec un film sur son smartphone qu’on peut avoir avec un livre. C’est intime, c’est bien. Le cinéma n’a plus besoin de « collectif » de bouffeurs de pop-corn, puants, qui rient à contre temps et se croient pour la plupart dans leurs salon, les spectateurs de cinéma se foutent des autres, ils se détestent même, ils se dérangent en tout cas.
    Je préfère encore une pizza devant Netflix, éventuellement avec des amis (peu) choisis.

    • Siyan

      28 mai 2019 at 12 h 40 min

      Tout a fait d’accord,avoir une nuée de téléphones devant toi qui film et te bouchent l’écran et toutes les incivilités en plus comme les pieds de ton voisin de derrière sur ton dossier !

      • Shivalinoa

        28 mai 2019 at 17 h 32 min

        D’accord à 100%. C’est bien pour cela que j’y vais de moins en moins….

  8. Thierry JOURNET

    28 mai 2019 at 12 h 04 min

    petit ajout: et que les professionnels de la profession parlent de collectif et de chaleur humaine alors qu’il n’y a pas plus pédants, hautain et dédaigneux que ces gens (quand on les connait un peu en « off », ce qui est parfois mon cas) que ces gens, je trouve cela à la limite du ridicule.

    Ce n’est pas Netflix qui tue la soi-disant « expérience collective » en salle, ce sont eux, les Hauts Créateurs du Cinéma Français (avec des majuscules à tous les mots), ces « Hauts Auteurs » qui refusent l’idée qu’une série américaine, créée en pool de scénaristes vaut parfois 1000 fois un scénario pourri de film français écrit par un « Auteur » qui ne supporte aucune critique sur son Oeuvre (pour ne pas dire « chef-d’oeuvre » comme il aimerait le penser tout seul dans son coin)

    • Fanfan

      28 mai 2019 at 15 h 12 min

      👍

    • Mr_Tea

      28 mai 2019 at 15 h 16 min

      La on regarde Bruit Blanc sur Netflix.

      C’est Français (Cool !) et sur Netflix (Cool !). On espérait une bonne série et ça commençais bien. Mais déjà on rigole avec ma femme :
      – Tout les cotés « classes » de la série sont des clichés hollywoodiens. Mais c’est pas grave, on aime bien.
      – Les paysages et le coté petite ville isolée sont super intéressant. Mais bon les persos semblent connaitrent personne quand ça les arrange et trouver normal un taux de mortalité qui ferait de la ville une ville fantome rapidement. Mais on aime, pas grave.

      Quelques autres trucs « bizares » dans le genre, mais on s’intéresse, jusqu’a tiquer fortement.
      C’est quoi ce role principal de « femme forte » qui est pas pro, arrogante, qui sert à rien à part pleurer/crier/etre consolée ou rouler les mécaniques quand elle veut paraitre forte ?
      C’est quoi ces dialogues dignent des séries télé françaises comdamnant ces séries à l’oubli tant c’est dépassé ?

      Et puis on a noté, dans le générique … france télévision.

      Bha voila, on prend les mauvais cotés des séries françaises, on l’applique sur de l’achétype américain et diffusé sur Netflix.

      Ca c’est le plus moderne qu’on va trouver en France parmis les « gros » acteurs des films/séries à la française.

      Si on veut faire des bonnes séries, il faudrait déjà commencer par dégager tous les décisionaires asbeen qui plombent la création en France et laisser aux scénaristes le soin de faire des séries/films modernes, dynamique et pas trop clichés.

      Sauf que France Télévision va pleurer pour avoir plus de financement, va se plaindre de l’américanisation des médias etc.

      C’est bien pratique la mondialisation pour expliquer son incompétence …

      Et derrière on va nous expliquer que c’est le talent des dramaturges bidons qui n’est pas compris …

  9. jena

    28 mai 2019 at 12 h 08 min

    le cinéma je n’aime pas ça
    déjà parce que je n’aime pas la promiscuité avec des gens et m’assoir sur des sièges dégueulasses.
    et de plus, les fois ou je me suis forcée à y aller
    entre les sans-gêne qui mâchouillent des pop corn bruyamment à croire que c’est fait exprès et que t’as envie de tarter, ou des bruits de papiers de bonbons, chuchotements incessants, rires à la con et parfois tu te demande même pourquoi… sans oublier les coups dans les sièges et ceux qui se lèvent sans cesse… bref! non merci je préfère être chez moi bien confortablement sans personne pour me gâcher le film

  10. JohnWitt

    28 mai 2019 at 12 h 16 min

    « Le cinéma, c’est ça ! C’est le collectif, c’est le groupe, c’est la chaleur humaine ! »

    Le cinéma c’est des gens sans respect qui hurle au cinéma, utilise leur téléphone et j’en passe. Le cinéma ce n’est pas la chaleur humaine c’est la vitrine de toutes l’incivilités dont est capable l’humain par egoismes, parce que ca fait 25 ans qu’on éduque les gamins comme ça, les actions n’ont aucune conséquence, ce n’est jamais leur faute, et ils doivent penser à eux avant les autres ;).

    Donc non je préfère rester dans mon canapé avec mon bluray à 15 euros (le même prix que la place de ciné), que je peux mater quand je veux, autant de fois que je veux, sans être emmerder par des gens qui puent et ne se lavent pas … et comme la tendance est à 80% de gens obèsent et cons, non je reste chez moi et c’est pas la faute à netflix ni au pizza, c’est la faute du cinéma qui n’a aucun contrôle sur les gens 😉

  11. Dupont

    28 mai 2019 at 12 h 38 min

    Quelle honte l’intervention d’Édouard baer, aller payer 12 euros pour voir une redondante comédie française débile et inintéressante à souhait non merci. Netflix à au moins le mérite de proposer du neuf, du frais, du novateur en moins cher pizzas comprises.

  12. Laurent SFN

    28 mai 2019 at 14 h 23 min

    Et pendant ce temps là, Netflix rejoint la MPAA (puissant conglomérat hollywoodien), rafle des récompenses et le succès critique avec ses productions (Roma). Cannes devrait comprendre que le cinéma a évolué depuis les années 50, la pique de Edouard Baer était juste totalement déplacée.

  13. Fatal Fabs

    28 mai 2019 at 19 h 24 min

    Édouard bar est juste connu pour ses répliques à rallonge tout sauf drôle, reconnu par un conglomérat de bobos élitiste ( =parisiens )parce que produit de canal+
    Le cinéma français se porterait mieux si il n’était pas aussi surévalué que egocentré ( rock n roll et le grand bain pour ne citer que ces 2 bouses ) et si les places dans les salles ne coûtaient pas un rein quand on y va en famille !
    Si Netflix marche si bien il y a une raison

  14. Hervé

    29 mai 2019 at 11 h 03 min

    Le cinéma ce n’est peut-être pas manger des pizzas devant Netflix, mais par contre c’est subir des gens qui mangent du pop-corn – voire-même qui téléphone – pendant le film.

    Perso je ne vais plus au cinéma, payer (cher), faire la queue, être dérangé pendant le film… Merci Netflix !

  15. Laurent SFN

    29 mai 2019 at 15 h 16 min

    J’aimerais arrondir les angles sur certains propos.

    Les descriptions de personnes foutant le bordel, criant et téléphonant tout en mangeant du pop-corn, ce sont pendant les évènements type « fête du cinéma ». Mais en général, lors de séances « normales », les gens sont plutôt tranquilles et ne parlent que pendant les publicités ou les bandes-annonces, y compris durant la projection de films populaires et de blockbusters.

    Le prix : si vous avez la chance d’habiter près d’un UGC d’un Gaumont ou d’un Pathé (et il y en a dans toutes les grandes villes), il existe des formules d’abonnement qui vous permettent un accès illimité aux séances pour une vingtaine d’euros par mois. Ces cartes sont très souvent acceptées par les cinémas indépendants « partenaires », même si ces derniers en font rarement la promotion : ça serait un peu honteux d’admettre en grande pompe que l’on touche des subventions des multiplexes supposés nous faire mourir à petit feu 😉 Pour trouver la liste de ces cinémas, il faut paradoxalement aller sur les sites des chaînes mentionnées plus haut.

    Et c’est finalement totalement idiot d’opposer Netflix aux cinémas, ce sont juste deux modes de consommation différents, Netflix et les plate-formes de VOD de manière globale ayant plutôt tendance à remplacer les vidéo-clubs des année 80/90.

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