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Voiture électrique : comment le gouvernement veut l’imposer aux Français ?

Une nouvelle stratégie a été dévoilée par le ministre de l’Économie.

« Je le dis à toutes les formations politiques qui disent qu’il faut absolument continuer à développer le thermique: c’est la meilleure façon de prendre un train de retard et de servir les intérêts étrangers ». Cité par Le Figaro, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a réaffirmé ce lundi son choix pour la voiture électrique.

Un plan pour accélérer le mouvement

Ce rendez-vous a permis d’officialiser la signature d’un contrat entre l’État et la filière automobile tricolore pour encourager la production de voitures électriques par ces entreprises d’ici 2027. Dans le détail, l’ambition est de produire 800 000 voitures électriques par an dans trois ans contre seulement 206 000 véhicules en 2022.

Si Bruno Le Maire se félicite que les ventes de voitures électriques représentent 19 % de part de marché en 2024 contre 17 % en France, il y a un hic. En effet, et comme le précise à juste titre notre consœur de La Tribune, les ventes sont surtout boostées par le leasing électrique mis en place pour aider les foyers les plus modestes.

Le gouvernement entend justement pérenniser ce dernier l’an prochain ainsi que les aides à l’achat comprises entre 4000 et 7000 euros qui perdureront jusqu’à ce que les prix des voitures électriques soient équivalents de ceux des thermiques.

Pour accélérer le mouvement, le contrat signé demande par ailleurs aux constructeurs de travailler sur des modèles plus petits et moins onéreux. Ce qu’ils font globalement avec l’annonce de plusieurs voitures vendues autour de 25 000 euros. Mais le gouvernement espère que certains véhicules coûteront bientôt moins de 20 000 euros, ce qui serait un cap important.

L’idée est également de développer le marché des voitures électriques d’occasion qui pourrait là encore permettre à de nombreux Français de sauter le pas. Autre levier d’action : l’électrification des flottes d’entreprise avec d’ailleurs une proposition de loi de la majorité présidentielle qui est actuellement étudiée à l’Assemblée nationale.

Vent d’optimisme pour l’électrique

Reste à voir si ces mesures se concrétiseront vraiment sur le terrain et si elles s’avéreront efficaces. Du côté des organisations internationales, l’optimisme est en tout cas de mise concernant ces voitures vertes. Fatih Birol, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) expliquait récemment :

L’élan continu en faveur des voitures électriques apparaît clairement dans nos données, même s’il est plus fort sur certains marchés que sur d’autres. Plutôt que de s’essouffler, la révolution mondiale des véhicules électriques semble se préparer à une nouvelle phase de croissance. Sur la seule base des politiques actuelles, près d’une voiture sur trois circulant en Chine d’ici à 2030 devrait être électrique, et près d’une sur cinq aux États-Unis et dans l’Union européenne.

On vous invite à aller relire notre article qui revient plus en longueur sur ces prévisions.

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4 commentaires
4 commentaires
  1. ben la voiture électrique, le Bruno Lemaire, il se la garde, se la roule et se la met profond dans son c…. c’est pas moi qui en achèterai une

    1. Bruno Lemaire devrait écrire un roman erotique sur fond de voiture électrique. C’est la seule compétence qu’il a sur le sujet. Au passage et comme on parle de livre, il serait temps de tourner la page Lemaire…

  2. A relier à l’article sur Hertz qui se mord les doigts de ses choix tout électrique.
    Les stratégies de nos gouvernants sont autant d’échecs depuis des années.

Les commentaires sont fermés.