C’est une étude qui est scrutée de près dans l’industrie. D’après la Plateforme Automobile, cette organisation qui rassemble les grandes entreprises du secteur automobile en France, la part des modèles électriques dans les ventes de voiture était de 16,4 % en France en janvier 2024, contre 20 % en fin d’année dernière.
La montée en puissance est confirmée
Par la suite, une série d’autres recherches ont montré un léger tassement des ventes de véhicules verts. Il nous faut toutefois prendre un peu de distance face à ces chiffres et regarder sur le temps long. C’est justement ce que permet un nouveau rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qui prévoit que les ventes mondiales de voitures électriques seront très solides en 2024 avec 17 millions d’unités écoulées.
Dans l’ensemble, ce marché est dopé par la Chine où 10 millions de ces véhicules devraient être vendus, soit 45 % de parts de marché. Aux États-Unis, ce niveau s’établira à un sur neuf. L’Europe, où plusieurs gouvernements ont pourtant réduit leurs aides, s’en sort également honorablement : une voiture sur quatre.
Cité par nos confrères d’Elektrek, Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE, se montre ainsi très optimiste pour l’avenir :
L’élan continu en faveur des voitures électriques apparaît clairement dans nos données, même s’il est plus fort sur certains marchés que sur d’autres. Plutôt que de s’essouffler, la révolution mondiale des véhicules électriques semble se préparer à une nouvelle phase de croissance. Sur la seule base des politiques actuelles, près d’une voiture sur trois circulant en Chine d’ici à 2030 devrait être électrique, et près d’une sur cinq aux États-Unis et dans l’Union européenne.
Les défis de la voiture électrique
Il ajoute : “Cette évolution aura des conséquences majeures tant pour l’industrie automobile que pour le secteur de l’énergie”. Et justement, l’AIE a bien conscience que cette évolution ne se fera pas d’un coup de baguette magique. L’organisation internationale enjoint donc les États à veiller à ce que la disponibilité de recharge publique corresponde à la croissance des ventes de ces véhicules. Si ces zones sont en augmentation régulière, elles devront être multipliées par six d’ici 2035.
Il faudra également que les réseaux électriques suivent l’augmentation de la demande. Et ce n’est d’ailleurs pas une mince affaire, on se souvient par exemple que certains États américains tels que la Californie ont déjà dû restreindre les recharges de ces véhicules l’été en raison de pics de consommation créés par la chaleur et l’utilisation des climatiseurs. Vous pouvez d’ailleurs toujours relire notre article à ce sujet ici.
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