Voiture volante ou drone de transport, l’Ehang 184 est opérationnel : il vole !

La voiture volante devient une réalité ! La startup Ehang le prouve avec une impressionnante vidéo, après avoir effectué des tests avec près de 40 personnes.

L’Ehang 184 est un drone de transport, quadricoptère, ou encore une voiture volante (choisissez le terme vous convevant le mieux, tous sont adaptés) présenté au CES 2016. S’il était bien exposé de manière statique sur son stand, il n’y a jamais eu de démonstration de vol. Du moins jusqu’à maintenant.

Quarante personnes ont déjà pu l’essayer

C’est en effet chose faite ! La start-up Ehang a mis en ligne une vidéo de son engin révolutionnaire en plein vol. La vidéo est impressionnante tellement la scène parait surréaliste, tout comme le communiqué de presse qui l’accompagne, qui explique que les tests ont été réalisés « avec 40 passagers, dont ses PDG Huazhi Hu et Wang Dong, ainsi que le maire adjoint de Guangzhou, en Chine, où ont été effectué les essais« . Au total, l’entreprise revendique des « milliers de vols d’essai » au compteur au cours des quatre années d’existence de l’entreprise.

Pari réussi, mais le chemin est encore long

Pour l’instant, la date d’entrée en production et vente du quadricoptère reste une inconnue. Si la vidéo rend optimiste, c’est oublier un autre paramètre de limitation majeur : les legislations. Pour le moment, rares sont les pays à avoir des réglementations tenant compte de cette nouvelle catégorie de véhicules volants à mi-chemin entre voiture, drone, et hélicoptère. Ce n’est pas le cas à Dubaï, qui annonçait il y a 1 an son intention d’utiliser des voitures volantes comme service de taxi pour décongestionner le trafic routier.

Evidemment, pour un véhicule de transport volant destiné à un usage grand public, la sécurité est primordiale. « La réalisation de vols d’essai en zones habitées nous permet de démontrer la sécurité et la stabilité de nos véhicules« , explique Hu dans le communiqué. « Ce que nous faisons n’est pas un sport extrême, donc la sécurité de chaque passager passe toujours en premier »


3 commentaires

  1. Ni une voiture (ça n’a pas de roues), ni un drone (le pilote est embarqué), c’est un ULM (masse maxi au décollage inférieure à, environ, 500kg).

    Pour l’aspect « démocratisation », les premiers problèmes sont celui des objets soufflés et des hélices qui feront de merveilleux steaks tartares… On ajoutera l’autonomie (9km à 130km/h), l’encombrement (la surface au sol équivalente à celle de 2 voitures pour transporter 1 unique passager, la version 2 places n’est pas disponible sur le site de Ehang mais est encore plus grande avec les 4 rotors supplémentaires).

  2. L’absence de réglementation n’est qu’un demi problème car des textes existent déjà, même s’ils n’ont pas été pensés pour ce type de véhicule. En Europe, un tel véhicule aurait à être certifié selon la CS-27 de l’EASA (qui s’applique aux hélicopètres de moins de 3 tonnes) et rien ne les empêche de travailler à cette certification.

    En fait, le vrai point majeur de toutes ces ‘voitures volantes’, c’est: quelles batteries pour les alimenter ? A priori, l’ehang a démontré un vol de 8km à 130km/h ce qui fait un vole d’environ 4 minutes et il est assez probable que l’autonomie ne soit guère supérieure.
    Donc, en mode commercial, comment on fait pour assurer un service de qualité en ne pouvant voler que quelques minutes sachant qu’il faut remplacer la batterie vide par une pleine à chaque vol (et donc, avoir des tas de batteries chargées disponibles à chaque station) ?
    Bref, on en est encore au stade de la démonstration technologique et tout ça ne deviendra une réalité commerciale que lorsqu’il y aura eu une vraie révolution sur la technologie de stockage d’léectricité.

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