Depuis maintenant un bon moment, les services de VTC comme Uber et Lyft s’intéressent aux voitures à conduite autonome. En 2021, cette dernière a toutefois vendu son programme « Level 5 », un projet mené par une équipe spécialisée pour accélérer le développement de ce type de véhicules.
De son côté, Uber avait aussi cédé se division de conduite autonome à Aurora en décembre 2020, après avoir connu de nombreux coups durs, dont un accident mortel en 2018.
Un réseau hybride pour Lyft
Le sujet vient justement d’être évoqué par John Zimmer, le co-fondateur et actuel président de Lyft, lors d’une interview accordée à CNBC. Il estime clairement que les chauffeurs ne vont pas disparaître de sitôt au sein de son entreprise et parie sur un réseau hybride. Le dirigeant se hasarde même avec une métaphore relative aux différentes générations de réseaux mobiles :
Ce que nous voyons arriver, c’est qu’il y aura un réseau hybride, ce qui signifie qu’au jour 1, tout comme ce qui s’est passé avec les téléphones qui évoluent sur des réseaux séparés. Vous deviez toujours être en mesure de passer un appel en 3G lorsque la 4G n’était pas disponible.
Il ajoute ensuite : « La même chose va être vraie avec les véhicules autonomes. … Ils effectueront 5 % des trajets. Dans 95 % des cas, vous devrez faire appel à un conducteur de covoiturage. Tout cela se fera donc au sein du réseau Lyft, et nous passerons à l’échelle supérieure avec nos partenaires autonomes ».
À noter que Lyft a déjà joint les actes à la parole. En effet, la plateforme propose d’ores et déjà des trajets autonomes à Las Vegas grâce à son partenaire Motional. Elle souhaite aussi déployer une flotte de voitures autonome dans plusieurs grandes villes américaines d’ici 2023. En l’attente d’une solution pérenne autour de la conduite autonome, les chauffeurs ont en tout cas encore de beaux jours devant eux au sein des services de VTC.
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