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Voitures électriques : comment leur essor impacte le secteur de l’énergie

Pour l’industrie pétrolière, l’ascension des véhicules électriques de ces dernières années a été une réelle onde de choc.

C’est une analyse de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) qui a mis en exergue un constat plutôt rassurant : la planète respire (un peu) mieux ces dernières années. L’essor des technologies « propres » (solaire, éolien, voitures électriques, etc.) a joué un rôle déterminant dans la modération des émissions de CO2 lors de ces cinq dernières années. Selon les calculs avancés, sans ces avancées, l’augmentation globale des émissions aurait été trois fois plus importantes. L’impact sur la demande en combustibles fossiles a, lui aussi, été assez important.

Un secteur de l’énergie en pleine mutation

Selon l’AIE, l’adoption croissante des VE dans le monde a été l’un des facteurs clés dans la limitation de la demande en pétrole. Celle-ci n’a jamais dépassé les niveaux d’avant la pandémie, ce malgré une augmentation globale des émissions liées à l’énergie entre 2022 et 2023.

Le développement des technologies propres a néanmoins contribué à ralentir cette hausse, c’est une bonne nouvelle. En 2023, les émissions ont augmenté de 1,1 % (410 millions de tonnes supplémentaires) contre 490 millions de tonnes l’an passé.

Les émissions des économies avancées ont baissé de manière spectaculaire, malgré leur PIB en augmentation. On a assisté à un véritable creux qui n’avait pas été observé depuis au moins 50 ans. La demande en charbon, elle aussi, est en berne, rejoignant des taux équivalents à ceux des années 1900.

En 2023, une voiture vendue sur cinq dans le monde était électrique. Rien qu’en Europe, « les ventes [de VE] ont dépassé 1,5 million d’unités en 2023, soit une augmentation de +37 % en un an », selon cet article de La Tribune. La suprématie du pétrole dans le secteur des transports se voit ébranlée progressivement.

Vers une transition énergétique accélérée ?

Le contexte mondial n’a pas été franchement apaisé ces cinq dernières années ; entre une pandémie, une crise énergétique et de fortes instabilités géopolitiques, on a vu mieux. Pourtant, la transition vers des sources d’énergie plus propre s’est avérée résiliente et s’est maintenue à un bon rythme, remarque Fatih Birol, directeur général de l’AIE.

L’énergie propre a connu une croissance deux fois plus importante par rapport aux combustibles fossiles depuis 2019. Des résultats très positifs, qui illustrent que la transition énergétique est en pleine accélération depuis le début de la décennie.

L’intensification de l’adoption de l’énergie éolienne et solaire de par le monde a concouru également à la réduction de la demande annuelle en gaz naturel. Cela représente un volume équivalent à celui des exportations russes de gaz vers l’UE en période d’avant-guerre.

Si nous sommes plutôt habitués aux mauvaises nouvelles concernant le climat et l’environnement, il faut aussi savoir reconnaître lorsque les progrès existent, si infimes soient-ils. La pleine transition est loin d’être terminée, et n’oublions pas que le virage vers l’électrique apportera avec lui d’autres défis. Celui-ci ne sera jamais le coup de baguette magique utlime, mais ses effets sur les émissions sont déjà là.

  • L’adoption de plus en plus importante des VE et des technologies propres a eu un effet bénéfique sur les émissions liées à l’énergie.
  • Celles-ci ont fortement ralenti sur ces cinq dernières années.
  • De nombreux signes montrent que la transition énergétique s’accélère malgré un contexte mondial complexe.

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