Partager les photos de vos enfants sur les réseaux sociaux est devenu banal, mais est-ce une raison de continuer ? Dans un guide repris par BDM, la CNIL détaille les dangers de cette pratique, et surtout les erreurs à éviter absolument. Tout d’abord, l’autorité rappelle que derrière ses airs innocents, le partage public d’images d’enfants est dangereux. Pour eux, comme pour les parents.
Tout d’abord, explique la CNIL, partager des vidéos et photos d’enfants mineurs sur les réseaux sociaux peut permettre des détournements de la part de personnes malveillantes. Ces derniers peuvent les utiliser pour créer de faux profils et se servir de certaines images à des fins “de pornographie infantile”. Mais ce danger est loin d’être le seul. Par exemple, le contexte de l’image, et les horaires de publication peuvent divulguer des informations dangereuses sur les lieux fréquentés par les enfants.
Pourquoi il faut arrêter de partager les photos et vidéos de vos enfants
De quoi les exposer à un risque accru de la part de personnes malintentionnées. À plus long terme, craint la CNIL, ces images peuvent exposer vos enfants à des risques autour de l’identité numérique en les privant “de leur capacité à définir leur propre image et leur propre identité”, en portant atteinte “à leur réputation en ligne », ou ayant plus simplement une « incidence négative dans un cadre scolaire ou pour leur avenir personnel et professionnel » – avec en ligne de mire, notamment le harcèlement.
Pour un petit moment de fierté parentale, ces risques en soi semblent suffisants pour se restreindre de tout partage public. À partir de là, la CNIL émet 5 recommandations. La première – sans doute la plus importante – est de ne plus partager ces images sur les réseaux sociaux, et d’opter à la place pour des partages directs, sur messagerie ou email à des proches de confiance. Tout en précisant si nécessaire que vous leur interdisez de les repartager par la suite (ou en utilisant l’autodestruction de ces contenus comme le permettent des applications comme WhatsApp).
Ensuite, toute publication doit être conditionnée à l’accord de votre partenaire mais aussi à celui de votre ou vos enfants. La CNIL rappelle l’existence d’une jurisprudence sur la question avec à la clé un risque de poursuite pour les parents. Il est conseillé aussi de ne pas publier de photo trop intime comme des photos nues ou “en maillot de bain” et de cacher les visages avec des emoji par exemple. Si des images sont déjà sur vos profils sociaux, passez-les autant que possible en privé et limitez votre audience à vos seuls proches.
Enfin la CNIL recommande de “faire fréquemment le tri dans vos abonnés et vos publications” de manière à écarter toute personne que vous ne connaissez pas. Ainsi que de supprimer ou ne rendre plus publiques les photos de votre enfant trop anciennes.
- La CNIL alerte sur le partage de photos et de vidéos d’enfants sur les réseaux sociaux.
- L’autorité détaille les risques de ce type de partages dans un guide.
- La CNIL donne également cinq conseils aux parents pour le partage de ce type de contenus.
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