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Vous risquez d’être surpris par cette grande enquête sur la dépendance au smartphone

La première grande enquête internationale sur la dépendance aux smartphones est disponible, et on constate qu’une proportion très inquiétante d’utilisateurs entretiennent une relation malsaine avec leur smartphone.

Votre smartphone est il mauvais pour votre santé mentale ? Est-il dommageable à votre socialisation, ou vous pose-t-il problème pour accomplir vos objectifs, personnels ou professionnels en temps et en heure ? Ou encore : utilisez-vous excessivement votre smartphone au point que vous souffrez de manque chronique de sommeil ?

Ces questions, et les dangers addictifs du smartphone ne sont pas en soi une nouveauté. On sait en effet depuis longtemps que les smartphones posent un risque plus ou moins avéré pour la santé de certains utilisateurs. Toutefois jusqu’ici les études étaient limitées par leur étendue ou l’espace étudié.

Êtes-vous dépendant à votre smartphone ? Vous pouvez vous aussi répondre au questionnaire

Elles aboutissent ainsi parfois à des conclusions contraires les unes des autres. Ce qui rend la première grande étude internationale du genre, compilée par des chercheurs de l’Université de Toronto, d’autant plus intéressante. Celle-ci porte sur un échantillon inédit de 50 423 participants issus de 195 pays, dans la tranche d’âge 18 – 90 ans.

Or, la conclusion est sans appel : entre 29 et 31% des personnes interrogées a un risque élevé de dépendance au smartphone avec tous les risques que cela pose pour leur santé mentale. Le risque addictif est surtout élevé chez les jeunes utilisateurs et diminue avec l’âge. Les femmes ont un risque 3,22% plus élevés que les hommes. On trouve également de fortes disparités géographiques.

Les utilisateurs européens, par exemple, sont en moyenne moins touchés par le risque d’addiction que les utilisateurs basés en Asie du Sud Est  – où la prévalence des appareils mobiles est historiquement beaucoup plus forte. Mais il y a également des nuances : les chercheurs notent en effet que le risque addictif dépend en grande partie de ce que fait l’utilisateur dans sa vie professionnelle.

Ainsi quelqu’un qui travaille comme journaliste et passe son temps sur les réseaux sociaux en quête d’informations fraîches ou de nouveautés n’a pas du tout le même profil de risque que quelqu’un qui exerce une profession totalement différente mais passe quand même autant de temps à scroller sur les grandes applications.

Dans le détail, pour obtenir ces résultats, les chercheurs ont utilisé une version du questionnaire Smartphone Addiction Scale créé en 2013 par les chercheurs Kwon et al.. On y trouve une dizaine d’affirmations auxquelles les personnes interrogées doivent attribuer un score.

Parmi ces affirmations (le questionnaire complet se trouve ici) on trouve par exemple “je manque des deadlines à cause du fait que j’utilise le smartphone”“je ressent de la douleur dans les poignets ou au cou lorsque j’utilise le smartphone”, “je ne serai pas capable de me tenir debout si je n’ai pas le smartphone” ou encore “je pense à mon smartphone même lorsque je ne l’utilise pas”.

À l’issue du questionnaire, les personnes interrogées doivent donner un score à la question suivante : “À quel point êtes vous d’accord avec cette affirmation : je suis dépendant de mon smartphone”. 

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Par : Gouvernement français
4.4 / 5
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1 commentaire
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  1. Était-il nécessaire d’avoir une personne de sexe féminin métis pour illustrer la photo ?
    On en a déjà assez avec les pubs où les couples “divers” semblent être devenus la norme

Les commentaires sont fermés.