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Vous voulez une voiture électrique ? Attention à la météo…

La voiture électrique est sans doute le véhicule du futur, mais elle pourrait bien avoir souffrir d’un problème sous-estimé lié au climat.

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Tesla Model S

La barre de la température

Si on suit la logique généralement admise, les véhicules électriques sont une sorte d’eldorado notamment pour lutter contre le changement climatique. Plus besoin d’utiliser des véhicules utilisant des carburants fossiles. A la place, on mise sur l’électrique et avec le voitures autonomes, c’est la grande tendance des années à venir. Cependant, il pourrait bien être déjà trop tard…

En effet, si on en croit une étude relayée par « The Verge », les voitures électriques sont particulièrement sensibles aux basses températures. Concrètement, quand le mercure affiche moins de 20 degrés Fahrenheit, (entre -6 et -7° Celsius), l’autonomie d’une voiture électrique baisserait en moyenne de 41%. Pourquoi ? Tout simplement à cause du comportement des passagers du véhicule qui veulent augmenter la température dans l’habitacle, un comportement commun à tous les véhicules, mais qui se révèle dévastateur pour les voitures électriques.

Un frein à contourner pour les voitures électriques

L’immense vague de froid qui vient de toucher les États-Unis a permis de toucher du doigt le risque de la situation. Les températures jouent au grand écart à cause du changement climatique et les technologies imaginées ne sont déjà plus suffisantes.

Alors bien sûr, il n’est pas question de dire aux conducteurs de voitures électriques de ne pas toucher au chauffage de leur véhicule. D’autant que le même phénomène se produit dans le sens inverse. Quand la température atteint les 35°, c’est la climatisation du véhicule qui aurait les mêmes conséquences.

Concrètement, c’est le coût à la distance qui explose. Pour 1.000 miles, il faudrait ainsi compter 25 dollars supplémentaires. Un constat qui s’appliquerait de façon plutôt similaire sur les cinq véhicules concernés par l’étude : BMW i3, Chevy Bolt, Nissan Leaf, Tesla Model S, et Volkswagen e-Golf. Autant dire que toutes les entreprises sont concernées par le problème.

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7 Commentaires

7 Commentaires

  1. Didier

    11 février 2019 at 14 h 31 min

    Je n’ai pas l’étude sous les yeux mais de mémoire les 41% sont un cas extrême, correspondant à un utilisateur qui chauffe l’habitacle (disons à 25 degrés C par -6 degrés C) et ce pour faire un petit trajet. En plus certains véhicules de l’étude ont fait de biens meilleurs scores, les 41% sont de mémoire le pire score… Accessoirement si vraiment on veut un habitacle chaud sur un véhicule électrique on lance le chauffage via son téléphone avant de partir, alors que la voiture est branchée sur le réseau. Surtout un utilisateur de véhicule électrique sait que son moteur ne chauffant pas (par rapport à un véhicule thermique) l’énergie du chauffage sera prise sur la batterie, aussi autant garder son blouson et ne chauffer qu’à 20 degrés surtout si il fait moins de zéro et qu’on a une batterie un peu juste pour le trajet prévu ! L’habitude de se « déshabiller » lorsqu’on monte dans sa voiture est une habitude qui vient des voitures thermiques dans lesquelles une grosse quantité d’énergie est perdue en chaleur qu’on le veuille ou non.

    Au final comparer véhicules électriques et thermiques n’a pas de sens, et dire que le thermique est préférable en hivers est ridicule. C’est plutôt une question d’habitudes. Déjà un diesel à froid aura un rendement horrible, bien éloigné des consommations officielles. Par ailleurs il est fréquent que les conducteurs de thermiques laissent tourner leur moteur lorsqu’ils attendent à l’arrêt, je vois ça régulièrement lorsque je vais chercher (à pied) ma fille à l’école. Avec des voitures électriques ces conducteurs seraient relativement au chaud sans devoir faire tourner leur moteur… Et puis un véhicule thermique ne démarre pas toujours très bien en hivers, notamment parce que sa batterie (au plomb) peut avoir du mal à lancer le moteur, d’autant que contrairement aux batteries des véhicules électriques récents, une batterie de véhicule thermique n’est pas thermorégulée ! Dans le nord de l’Europe les voitures *thermiques* qui dorment dehors sont branchées sur des prises la nuit pour maintenir le moteur et la batterie de démarrage au chaud !

    En fait, tout cela n’a rien de nouveau, lorsqu’on achète un véhicule électrique il faut considérer une taille de batterie suffisante pour ses trajets, et ce en hivers, et même si on n’est pas adapte des 25 degrés dans l’habitacle car au delà du chauffage le froid affecte la chimie de la batterie. Il est également utile de considérer qu’il y aura une petite perte de capacité avec les années qui passent. Aussi si on a besoin de 200 km dans la journée (marge comprise) et qu’on veut garder son véhicule 10 ans, il faut en prendre un dont la batterie pourra assurer 200 km en hivers dans 10 ans. Au final, c’est surtout une question de pédagogie, donc le travail des vendeurs (hélas rarement compétents) et de la presse (hélas plutôt dans le spectaculaire).

    Au final les VE se vendent très bien au Canada et au nord de l’Europe, et ce depuis plusieurs années. Du coup les VE ne sont peut être pas si mal adapté au froid…

  2. catseye

    12 février 2019 at 1 h 58 min

    Didier,

    Je te rassure, au Canada, j’ai une thermique qui dort dehors par -25, je ne la branche pas pour la chauffer, je n’ai aucune prise pour ça de toute façon dans la rue, et je n’ai aucun souci pour la faire démarrer, elle part au quart de tour tous les matins.
    Les VE sont très rares, et les prises pour les recharger encore plus rares, leur autonomie étant quasi divisée par deux donc 40% de perte dans cette étude ne me choque pas, mais la plupart restent en ville et sont systématiquement rechargés plusieurs fois dans la journée (en arrivant au boulot, et en arrivant chez soi au minimum). Aussi je ne connais personne qui met son chauffage à 25, c’est plutôt entre 19 et 21 pour ne pas se taper un choc thermique en sortant 😉 et geler son parre-brise en revenant (à cause de l’humidité qui va geler à l’intérieur).

    Donc, oui ça marche en hiver, mais ça demande une certaine logistique, peu contraignante au final si ton entreprise est équipée en prises, et demande aussi de l’organisation pour partager ces prises entres les différents automobilistes en VE – autres problèmes …

  3. seb

    18 février 2019 at 10 h 16 min

    article alarmiste et criminel… critiquer sans raison valable la voiture électrique qui est la SEULE façon de réduire les émissions de CO2 de moitié dans les transports et d’utiliser les énergies renouvelables d’origine électrique est un crime contre l’humanité. La moyenne des trajets est de 41km par jour. L’autonomie réelle est de 120 à 160km selon les modèles (cf quechoisir), alors 41% de moins pendant quelques jours reste tout à fait acceptable! Au contraire, rester avec les voitures thermiques va complètement détruire la planète…

    • catseye

      18 février 2019 at 12 h 33 min

      Les voitures thermiques ne vont pas détruire la planète. Il faut plutôt s’attaquer à la production d’énergie (chauffage et électrique) basée sur le charbon et le pétrole qui dégage bien plus de CO2, et autres polluants.
      Faire la promotion, et utiliser des voitures électriques c’est un petit pas..

    • Emmanuel Ghesquier

      18 février 2019 at 13 h 12 min

      et qui a dit d’arrêter d’utiliser des voitures électriques et de continuer dans le thermique ? On a encore le droit de faire remonter un problème technique à travailler ou non, l’électrique, c’est déjà une religion ?

  4. Dodutils

    22 février 2019 at 16 h 00 min

    Le chauffage est une cause mais on a aussi tout simplement la perte d’efficacité des batteries type Li-Io (mais pas que) lorsqu’elles sont dans un environnement à faible température, ce problème n’est pourtant pas nouveau avec une perte pouvant atteindre 25% à -10° et -50% à -20°

  5. Dodutils

    22 février 2019 at 16 h 00 min

    Le chauffage est une cause mais on a aussi tout simplement la perte d’efficacité des batteries type Li-Io (mais pas que) lorsqu’elles sont dans un environnement à faible température, ce problème n’est pourtant pas nouveau avec une perte pouvant atteindre 25% à -10° et -50% à -20°

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