Depuis la génération PlayStation 2, où les jeux se vendaient autour de 60€, les prix n’ont cessé d’augmenter. Avec l’arrivée des consoles PS4 et Xbox One, le tarif standard est officiellement passé à 70€, justifié par des coûts de développement croissants. Aujourd’hui, à l’ère de la PS5 et des consoles nouvelle génération, certains titres frôlent (voire dépassent) les 80€, soulevant des questions sur l’accessibilité du jeu vidéo et sur les stratégies économiques des éditeurs face à un marché en constante évolution. Et que dire de Mario Kart World, au prix éditeur de 89,99€ en version physique ?
Les “vrais fans” prêts à payer 80 dollars pour leurs jeux ?
Une augmentation qui a bien du mal à passer pour de nombreux joueurs, et si certains s’interrogent (à juste titre) sur le prix du futur GTA VI, c’est le président de Gearbox, Randy Pitchford, qui a récemment été pris à partie sur le réseau X, concernant Borderlands 4. “Borderlands 4 n’a pas intérêt à coûter 80 dollars” a ainsi publié un internaute. Ce à quoi Randy Pitchford a aussitôt répondu.
A) Not my call. B) If you’re a real fan, you’ll find a way to make it happen. My local game store had Starflight for Sega Genesis for $80 in 1991 when I was just out of high school working minimum wage at an ice cream parlor in Pismo Beach and I found a way to make it happen.
— Randy Pitchford (@DuvalMagic) May 14, 2025
“Si vous êtes un vrai fan, vous trouverez un moyen d’y arriver” a ainsi indiqué le président de Gearbox. Ce dernier rappelle au passage à qui veut l’entendre que, dans les années 1990 déjà, certains jeux étaient affichés à des tarifs équivalents à 80 dollars. Les plus anciens se souviennent sans doute des tarifs incroyables de Street Fighter 2 sur Super Nintendo, de Yoshi’s Island (549 Francs) ou encore de Zelda Ocarina of Time quelques années plus tard.
Une réponse qui a évidemment déclenché la colère de nombreux joueurs, certains indiquant que le réel problème aujourd’hui n’était pas forcément le prix de vente, mais plutôt le fait de payer (parfois très cher) pour des jeux dont ils ne sont plus pleinement propriétaires, entre licences d’utilisation, connexions obligatoires et dépendance aux plateformes numériques.
D’ailleurs, de nombreux exemples récents ont démontré qu’un prix de vente élevé n’était pas forcément lié à la qualité du jeu, ni même à son succès. Il suffit de voir le succès de Split Fiction il y a quelques semaines, ou encore plus récemment le jeu Clair Obscur Expédition 33, deux titres proposés à “seulement” 50€, mais dont la qualité, tout comme le succès commercial, dépasse largement celui de productions bien plus coûteuses.
Une preuve supplémentaire que le budget ne fait pas tout, et que créativité, direction artistique et maîtrise du gameplay peuvent rivaliser, voire surpasser, les blockbusters aux moyens colossaux.
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