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Zuckerberg dénonce les nouvelles politiques tarifaires d’Apple pour les développeurs

Le PDG de Meta s’est récemment fendu d’un petit commentaire face aux récentes adaptations d’Apple à la DMA européenne.

Avec l’introduction du Digital Markets Act (DMA) par l’UE, la rivalité entre Meta et Apple se ravive légèrement. En effet, la DMA, censé favoriser la concurrence en stimulant le marché des applications (entre autres) a conduit Apple à revoir sa politique tarifaire sur son App Store. Une petite modification, à propos de laquelle Mark Zuckerberg n’a pu s’empêcher d’exprimer son scepticisme lors de la présentation des résultats du quatrième trimestre de Meta. Selon lui, ces nouvelles règles sont « accablantes ».

Une réforme tarifaire controversée

Apple s’est donc pliée à la nouvelle réglementation de la DMA en réduisant ses commissions pour les développeurs d’applications. Jusque-là tout va bien. Toutefois, elle a choisi d’introduire de nouveaux frais, nommés « Core Technology Fee », que l’on pourrait traduire par Frais de Technologie de Base. Cette nouvelle taxe s’appliquera même aux développeurs qui suivent les nouvelles règles imposées par la DMA.

Une démarche qui, dans les faits, provoquera plutôt un alourdissement des charges pour les développeurs. Zuckerberg a critiqué cette approche, en suggérant que cela complexifiera grandement les choses. « Je serais très surpris si un développeur choisissait d’aller dans les magasins d’applications alternatifs qu’ils proposent » a-t-il expliqué. De son point de vue, le choix stratégique d’Apple va complètement à l’encontre de l’intention de la DMA, qui était plutôt de faciliter un environnement ouvert et plus compétitif.

Prenons un exemple fictif pour imager ce changement. Imaginons que vous avez créé une application de vente d-e-books, nommée ReadIt. En la rendant disponible sur l’App Store, Apple vous prenait 30 % de commission à chaque vente de livre numérique qui se faisait via cette application. Cette commission est désormais réduite, en réponse aux exigences de la DMA.

Toutefois, même si votre application, ReadIt, continue à vendre des livres via un magasin d’applications alternatif (Samsung Galaxy Store, Aptoide ou SlideME par exemple) avec des commissions plus basses, vous devrez toujours payer cette nouvelle taxe à Apple, le Frais de Technologie de Base. Même si votre application n’est pas sur l’App Store. Une manière de faire payer aux développeurs un droit au fonctionnement sur IOS.

Un mécontentement général

Meta n’a pas été la seule entreprise à réagir négativement à la nouvelle stratégie d’Apple face à la DMA. D’autres géants du milieu se sont aussi joints au troupeau des mécontents : Spotify, Mozilla, Epic Games ou Microsoft ont également fait connaître leur frustration.

Epic Games a décrit les règles d’Apple comme « une conformité malveillante » truffée de « frais inutiles ». Spotify a tapé même un peu plus fort en qualifiant cette situation « d’extorsion » et de « farce totale ».

Microsoft, un peu moins dure dans ses propos, considère tout de même ces nouvelles mesures comme un « pas dans la mauvaise direction ».

On notera donc qu’un certain front industriel s’est uni contre les nouvelles politiques d’Apple, c’est assez rare pour être souligné. Alors que la DMA était censé promouvoir une certaine équité dans la concurrence, il semblerait qu’Apple ne veuille pas trop se prêter au jeu.

  • Afin de répondre aux exigences de la DMA, Apple a réduit ses commissions sur l’App Store pour les développeurs, mais a introduit un nouveau frais.
  • Une nouvelle politique tarifaire qui n’aura pas manqué de faire réagir Mark Zuckerberg (Meta).
  • D’autres géants du secteur se sont également unis à la grogne, comme Microsoft, Spotify ou Epic Games.

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