Quand les musiciens ne trouvent pas un accord, les mathématiciens viennent à leur secours
Par Eric, 10 novembre 2008 Ă 06:42 :: Musiques
Après avoir Ă©puisĂ© des millions de guitaristes perdus en 40 ans de conjectures, le mystère du fameux premier accord de Hard Day’s Night des Beatles semble enfin percĂ© par un… mathĂ©maticien (mais quand mĂŞme guitariste Ă ses heures) du nom de Jason Brown.
Tous les musiciens qui ont essayĂ© un jour de reprendre ce titre se sont cassĂ© les dents sur le premier accord, un truc dissonant qui se transforme vite en cauchemar pour les perfectionnistes qui n’envisagent pas une seconde d’interprĂ©ter des reprises de titres lĂ©gendaires sans les jouer au pied de la note. D’oĂą frustration et guitaristes au bord de la crise de nerfs, car l’accord, initialement claquĂ© avec la sublime Rickenbacker 12 cordes de George Harrison est tout simplement… injouable !
Et pour cause, lorsqu’il envoie l’intro, Harrison n’est pas seul au boulot : pendant qu’il joue l’accord, Paul McCartney joue aussi en RĂ©, John Lennon est lĂ Ă©galement avec sa six-cordes pour plaquer un Do, mais surtout, et c’est lĂ que rĂ©side le clou du mystère, George Martin, aussi appelĂ© le 5ème Beatle (il Ă©tait leur producteur) joue un autre accord… au piano.
Les guitaristes savent le son riche, lumineux et chatoyant que peut produire une Rickenbacker 12 cordes, un son parfois proche du piano dans certaines harmoniques, et c’est probablement ce son d’une richesse incroyable qui masque aux oreilles les plus pointues le fait qu’un clavier officie derrière.
Jason Brown a publiĂ© un PDF oĂą il explique sa mĂ©thode, dĂ©montrant au passage que la musique n’est pas si Ă©loignĂ©e que cela des maths. Oui je sais, c’est un choc.
(source : Noiseaddict)


