Pour lancer sa startup, Phoebe Gates, fille de Bill et Melinda French Gates, aurait certainement pu s’appuyer sur l’immense fortune de ses parents. Mais il n’en a rien été. Lors du sommet Power of Women’s Sports organisé fin 2025 par E.l.f. Beauty, la philanthrope et ex-épouse de Bill Gates a en effet révélé qu’elle avait sciemment refusé d’aider sa fille.
« Elle a trouvé des financements, mais pas grâce à mes contacts, pas grâce à moi. Je n’y mettrais pas un centime », a indiqué la femme d’affaires. Car selon elle, si une entreprise est viable, elle doit être capable de séduire de vrais investisseurs extérieurs. De même, faire face aux refus fait partie intégrante de l’apprentissage d’un fondateur.

Apprendre par soi-même
Ainsi, Phia, cofondée par Phoebe Gates et Sophia Kianni, sa camarade de chambre à l’université de Stanford, se présente comme un moteur de recherche et un comparateur de prix spécialisé dans la mode. Il est capable d’analyser les offres de plus de 40 000 sites web pour dénicher la meilleure affaire.
Si la jeune pousse, qui a malgré tout réussi à lever 43 millions de dollars, attire l’attention des médias, elle fait aussi face à ses premiers défis. Elle suscite, en effet, des interrogations quant à la réalité de ses performances, notamment après des critiques récentes portant sur l’attribution de certains chiffres de ventes.
Mais Melinda French Gates n’en démord pas : sa fille doit faire ses preuves par elle-même, dans un écosystème qui ne lui est pas forcément favorable. Car l’accès aux capitaux reste un parcours du combattant pour les femmes. L’année dernière, à peine 2,3 % des fonds issus du capital-risque mondial ont été attribués à des équipes de fondatrices féminines. « C’est très, très difficile d’obtenir un financement pour son entreprise quand on est une femme. Il faut donc apprendre, dans une certaine mesure, à trouver le courage de jouer le jeu et de s’y tenir », justifie-t-elle.
Une fermeté qui s’inscrit dans la logique défendue par les deux milliardaires, séparés depuis 2021 après 27 ans de mariage. Le cofondateur de Microsoft répète régulièrement que ses trois enfants, Jennifer, Rory et Phoebe, n’hériteront que de « moins de 1 % » de sa fortune colossale. Les philanthropes estiment ainsi que léguer une somme astronomique à leurs enfants les paralyserait plutôt que de les aider à tracer leur propre voie.
- Melinda French Gates a refusé d’investir ou d’ouvrir son réseau pour aider sa fille à lancer sa startup.
- Ce choix vise à l’endurcir face au rejet, un apprentissage jugé crucial par la mère de famille.
- Les enfants des Gates n’hériteront que de moins d’1 % de la fortune de leurs parents.
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