La société Miratech, spécialisée dans les problématiques d’ergonomie et d’utilisabilité des sites web, via la méthode de l’eye tracking (suivi du mouvement des yeux sur l’écran), vient de publier sa dernière étude sur le comportement des internautes lors d’une recherche sur Google : « Eye tracking : comment sont lues les pages de résultats de Google ?« .

triangle or Comment sont lus les résultats de Google
non ce n’est pas une tâche de jus d’orange (ni de Pampryl)

Selon Miratech, « L’étude a été menée en 2008 et 2009 auprès de 24 participants (9 français, 7 japonais, 8 américains). Elle mesure le regard des internautes à la recherche d’informations via le moteur de recherche Google. »

Les résultats ne surprendront pas les habitués du web et de Google, puisqu’ils font ressortir la concentration de la lecture des résultats au premier tiers supérieur gauche de la page, nommé « triangle d’or ». Plus préoccupant en revanche, le fait que dès cette section parcourue, les internautes ne passent pas à la deuxième page mais préfèrent modifier leur requête, après seulement 3 secondes en moyenne.

Ce qui signifie que sur les milliers de résultats fournis par Google sur une recherche, nous décidons que seulement les 4 ou 5 premiers sont pertinents, qu’au-delà de la première page il n’y a point de salut, et qu’il vaut mieux modifier les termes de sa recherche plutôt que s’égarer dans les voies de garage du moteur.

D’où la lutte acharnée des spécialistes du référencement : la première page sinon rien. Je me demande d’ailleurs quel est le taux de visite de la… deuxième page de résultats, car si je prends pour exemple mon propre comportement et ceux que je peux voir autour de moi, si je ne trouve pas un résultat sur la première page, il m’arrive fréquemment de passer sur une page au hasard, souvent comprise entre la cinquième et la dixième, avec une sorte de curiosité d’archéologue, impatient de voir ce que je vais trouver dans cette grande friche du web représentée par les résultats lointains de Google.

Autre élément à prendre en compte à mon avis : le niveau d’expérience des utilisateurs. L’internaute aguerri, outre le fait qu’il saura mieux formuler une requête pertinente, passe rarement à le deuxième page, alors que le néophyte feuillète les résultats de Google page par page comme il le ferait avec une bonne encyclopédie papier.

Cela étant, y a-t-il encore des néophytes sur Google ?

Edit : comme le font très justement remarquer @titlap et @Hubert dans les commentaires, la recherche d’images induit un comportement très différent, conduisant à feuilleter plusieurs pages. Pourquoi ? Une étude sur la recherche d’images serait probablement très intéressante.