La rumeur courait depuis un moment, et c’est finalement Engadget (comme souvent) qui dévoile les premières images de la PlayStation Phone, la console de jeu qui fait téléphone. Bon, restons calmes. Ce sera certainement le gros scoop – et le gros buzz – de la semaine, et l’engin fait déjà probablement saliver des milliers de

La rumeur courait depuis un moment, et c’est finalement Engadget (comme souvent) qui dévoile les premières images de la PlayStation Phone, la console de jeu qui fait téléphone.

playstation phone La PlayStation Phone dévoilée

Bon, restons calmes. Ce sera certainement le gros scoop – et le gros buzz – de la semaine, et l’engin fait déjà probablement saliver des milliers de gamers aussi accros à leur mobile. Mais je n’y vois pas une rupture majeure dans le marché foisonnant des gadgets et des nouvelles technologies.

Certes l’engin est alléchant et proposera certainement une expérience très excitante aux passionnés de jeux vidéo, mais il faut pondérer cet enthousiasme en tenant compte du contexte dans lequel cette PlayStation Phone arrive : celui des téléphones super-intelligents (smartphones > superphones) qui ne l’ont pas attendue pour proposer déjà des catalogues de jeux toujours plus évolués. Une tendance qui a subi une très forte accélération avec l’iPhone et l’iPod Touch (voir la publicité TV pour ce dernier, orientée exclusivement sur le jeu et le ludique) : Oh regarde, cette console de jeu fait aussi téléphone (sept. 2008).

Si l’on poussait même un peu l’argument avec une pointe de mauvaise foi, on pourrait se poser la question de savoir ce qu’apporte exactement ce gamephone, à part des manettes de jeu physiques, à une époque où le tactile est roi, et où on assiste même à une tendance inverse : le smartphone qui se substitue à la télécommande ou à la manette, comme avec le Parrot AR.Drone par exemple. Les experts en jeu sur console portable me répondront que rien ne remplace une bonne manette avec de vrais boutons et joysticks. Certainement : je ne joue pas assez pour avoir ce niveau d’exigence.

On notera au passage que la PlayStation Phone (est-ce son vrai nom définitif ?) est siglée Sony Ericsson et non pas Sony : faut-il voir le signe que c’est d’abord un téléphone avant d’être une console ? D’ailleurs, sera-t-elle vendue au rayon mobiles ou au rayon consoles, mmh ? Difficile comme positionnement, mais le consommateur s’en fout un peu à vrai dire : il saura la trouver.

Mais bon, il y a certainement un marché pour cette PlayStation Phone et l’avenir me contredira probablement, d’autant que cette machine vient quand même avec quelques solides arguments dans sa besace, avec, toujours selon Engadget :

  • système d’exploitation Android 3.0 « Gingerbread »
  • processeur 1GHz Qualcomm MSM8655
  • 512 Mo de RAM et 1 Go de ROM
  • écran (probablement tactile) de 3.7 à 4.1 pouces
  • pad tactile multipoints
  • slot carte mémoire SD

Le modèle présenté est encore à l’état de prototype et souffre de nombreux bugs. La commercialisation devrait commencer en 2011, avec l’ouverture pour cette occasion d’un magasin d’applications Sony Marketplace dédié à la distribution de jeux pour cette nouvelle plate-forme, une opportunité pour Sony de se refaire un peu la cerise après son relatif échec dans la distribution de musique via sa plate-forme et ses baladeurs.