La vocation de Presse-citron n’est pas dans la publication de messages à but humanitaires mais son statut de blog (si si) me permet occasionnellement de prendre certaines libertés avec la ligne éditoriale. Et ce d’autant plus que l’histoire qui nous intéresse aujourd’hui est en fait en conformité avec les sujets habituellement abordés ici, à savoir

La vocation de Presse-citron n’est pas dans la publication de messages à but humanitaires mais son statut de blog (si si) me permet occasionnellement de prendre certaines libertés avec la ligne éditoriale.

Et ce d’autant plus que l’histoire qui nous intéresse aujourd’hui est en fait en conformité avec les sujets habituellement abordés ici, à savoir les réseaux sociaux et leur capacité à diffuser rapidement un message.

Vous en avez peut-être déjà entendu parler : Taro est un japonais de 38 ans qui a appris récemment qu’il était frappé par une soudaine cirrhose du foie (PAS d’origine alcoolique) qui le laisse avec une espérance de vie de quelques mois. Sa seule chance de s’en tirer est de subir une greffe du foie. Malheureusement, d’après sa famille, dont une partie réside en France (sa sœur), pour des raisons culturelles le don d’organe n’est pas une pratique courante ni facile au Japon. Taro n’a donc comme recours que de recevoir sa greffe dans un autre pays, mais ce type d’intervention est très sévèrement encadré, et il n’est pas possible pour des raisons pratiques et juridiques que l’opération ait lieu en France.

Taro sera donc opéré dans un hôpital à New York, mais le coût exorbitant de l’intervention (660.000 dollars) ne permet pas pour le moment à sa famille de régler l’addition.

Le temps étant compté et la famille de Taro cherchant à mobiliser le plus de monde possible en un délai très court, elle s’est naturellement tournée vers le web et plus particulièrement les blogueurs et les réseaux sociaux car selon le beau-frère de Taro, Daniele Beccari, que j’ai eu longuement au téléphone hier soir (ne serait-ce que pour vérifier la véracité de cette histoire), c’est le seul moyen de diffuser très rapidement l’information et espérer une mobilisation de plusieurs dizaines de milliers de personnes en quelques jours.

J’ai hésité à relayer cette demande car je suis toujours un peu mal à l’aise avec la compassion de circonstance (pour Taro plus qu’un autre ?) mais j’ai trouvé la démarche de cette famille saine et sincère, et… intéressante. En fait, leur plus gros problème est que, selon eux « les gens ne croient plus personne », et de fait, Taro doit se battre contre le soupçon de légende urbaine ou de hoax (canular, voire escroquerie). C’est normal, tous les internautes voient tourner ce type d’histoire dans leur boîte mail depuis que le web existe, et sont de plus en plus réticents à s’y intéresser et encore plus à donner. Je n’échappe pas à cette méfiance générale, et c’est pourquoi je n’aurais rien fait si je n’avais pas eu un membre de la famille de Taro hier au téléphone (ce qui n’est pas une garantie absolue, j’en suis bien conscient).

La famille de Taro cherche avant tout à crédibiliser sa démarche par tous les moyens, et comme ils ont une bonne connaissance du web et des réseaux sociaux, ils les utilisent pour faire connaître leur histoire et tenter de récolter des fonds afin d’atteindre les 660.000 dollars nécessaires à la greffe de foie de Taro.

Au moment où j’écris ceci, Taro a déjà récolté 105,354 dollars. Il reste donc du chemin à parcourir mais ça peut aller très vite (hypothèse fantaisiste et irréaliste mais ça fait du bien de rêver un peu : imaginons seulement que les 43.000 abonnés au flux RSS  de Presse-citron donnent chacun 5 euros, et nous obtiendrions déjà environ 300.000 dollars !) justement avec le pouvoir de diffusion virale des médias sociaux.

Voilà, vous savez à peu près tout : si vous voulez participer en donnant quelque euros ou seulement en relayant l’information (de préférence sur votre site web / Facebook / Twitter) que par email (je pense que l’email dans ce cas serait contre-productif et pourrait même flinguer la démarche) c’est le moment de le faire. Aziz sur Mashable France en a déjà parlé, ainsi que de nombreux membres de Twitter dont j’ai vu passer les messages depuis quelques jours. Reste à espérer que ce type d’histoire restera exceptionnelle mais que les médias sociaux seront aussi efficaces pour la faire connaître qu’ils le sont pour propager la dernière vidéo de Rémy Gaillard icon smile Save Taro, en tout cas essayons