L’agence spatiale américaine vient d’annoncer la fin de sa mission OSAM-1. Lancé en 2016, ce programme spatial très ambitieux devait permettre de résoudre l’un des plus gros problèmes de l’orbite terrestre : le ravitaillement des satellites.
Mais en presque 10 ans de développement, la mission a complètement changé et les coûts alloués à cette dernière ont explosé. Si le Congrès continue de soutenir publiquement le programme, les financements sont refusés les uns à la suite des autres. Dans sa dernière étude de faisabilité, la NASA a reconnu que le programme OSAM-1 aurait besoin de 2,35 milliards de dollars pour se terminer correctement. On est bien loin des 800 millions demandés par l’agence spatiale américaine il y a huit ans.
La fin d’une mission très attendue
Lors de la publication au début de cette semaine d’un bref communiqué de presse indiquant la fin de la mission OSAM-1, la NASA n’a pas caché sa tristesse. L’agence spatiale américaine attendait en effet beaucoup de ce programme qui devait permettre de ravitailler des satellites en orbite, et ainsi faire exploser la durée de vie de ces derniers autour de la Terre.
Car la question de la fin de vie des satellites est de plus en plus importante. En effet, les scientifiques s’accordent à dire que l’humanité va droit vers un “syndrome de Kessler” une surcharge de l’orbite qui serait si importante qu’elle rendrait impossible le voyage interstellaire.
Pour éviter de polluer l’orbite à outrance, deux grands programmes conjoints doivent être mis en place. Le premier, c’était l’objectif de la mission OSAM-1, est de réussir à ravitailler les satellites une fois qu’ils sont déjà en orbite. Une telle mission présente de nombreux défis techniques, mais tout autant d’avantages.
Nettoyer l’orbite
La NASA, mais aussi l’ESA, l’agence spatiale européenne, veulent mener des missions tests dans les plus brefs délais. L’autre grand pan de la lutte contre la pollution orbitale, c’est la question des déchets. Dans l’espace, tous les débris sont des dangers potentiels qui peuvent lancer un effet papillon ravageur.
Il faut donc nettoyer l’orbite le plus possible, pour réduire les risques de collision et de réaction en chaîne. Avec un développement des technologies par satellites, les agences spatiales nationales savent bien que la question de la préservation de l’orbite est une priorité.
Plusieurs entreprises privées ont également compris le potentiel d’un tel marché et elles développent des solutions pour ramener les débris sur Terre. C’est notamment le cas de la mission Adras-J, qui a beaucoup fait parler lors de son lancement ces derniers jours.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.