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StopCovid obtient le feu vert de l’Assemblée nationale

Les députés ont donné leur accord au projet d’application du gouvernement.

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© Wikimedia Commons

Le débat a été très animé cet après-midi à l’Assemblée nationale mais les députés ont fini par valider l’utilisation de StopCovid, avec 338 voix pour et 215 voix contre. Cette application est souhaitée par le gouvernement pour accompagner le déconfinement. Elle fonctionnera sur la base du volontariat et doit permettre de prévenir les personnes qui se sont trouvées à proximité d’individus infectés par le Covid-19. Elle s’appuie sur la technologie Bluetooth et sur un protocole centralisé.

Le dispositif est en phase de test depuis la semaine dernière et le développement semble pratiquement achevé. Le gouvernement a même présenté des captures d’écran au public pour montrer le fonctionnement de StopCovid.

« Un projet emblématique de la souveraineté numérique française»

La mise en place de StopCovid s’est avérée très compliquée et elle a pris du retard. Une passe d’armes a en effet opposé le secrétaire d’État au numérique, Cédric O, à Apple. La localisation par Bluetooth est empêchée sur iOS lorsque l’application tourne en arrière fond et cela pourrait gêner le fonctionnement de l’application. Le ministre a donc demandé à la firme de Cupertino des modifications techniques, mais l’entreprise a refusé.

Lors du débat de ce mercredi après-midi, beaucoup de critiques ont aussi été adressées à ce projet. Certains y voient une atteinte importante aux libertés individuelles et craignent que l’on ne glisse vers une société de surveillance. D’autres contestent l’efficacité d’un tel outil qui suppose qu’un nombre suffisant de Français téléchargent l’application. De plus, les personnes âgées, qui sont les plus à risque, sont celles qui sont le moins équipées de smartphones.

De son côté, Cédric O met en avant la transparence de StopCovid dont le code est en partie accessible au public. Il insiste aussi sur le fait que l’application repose sur le volontariat et que l’ensemble sera totalement anonymisé. Enfin, il a de nouveau évoqué sur la souveraineté numérique qui lui tient à cœur : « C’est un projet emblématique de ce que savent faire les chercheurs, les industriels et les entrepreneurs français », a-t-il insisté. La France refuse en effet d’utiliser l’API développée par les Google et Apple. Certains pays, dont la Suisse, ont pour leur part choisi d’adopter cette solution décentralisée.

D’un point de vue politique, la plupart des députés LREM et du Modem ont validé ce projet, tandis que l’opposition de droite et de gauche s’y est massivement opposée.

Suite à ce vote, le Sénat doit encore se prononcer sur StopCovid dans la soirée. S’il donne son accord, l’application pourrait être disponible à partir du 2 juin prochain, juste à temps pour le départ de la seconde phase du déconfinement.

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3 Commentaires

3 Commentaires

  1. Jimmy Cram

    27 mai 2020 at 20 h 35 min

    je vais tester avec mes 2 vieux smartphones pour voir si ça fonctionne, mais comme il faut une autorisation manuelle lorsqu’une connexion est demandée, je pense que cette application ne devrait pas fonctionner comme ces décideurs le pensent. A voir, je teste et je vous dis.

  2. PapounetUT

    28 mai 2020 at 12 h 06 min

    J’installerai l’application sur un vieux smartphone qui ne quitte pas la maison si cette dernière devient obligatoire.
    Nous ne sommes pas en Chine pour se faire pister comme des animaux.
    Va-t-on vers la fin de notre démocratie avec La Royauté d’Emmanuel Macron ?

  3. Patrick Huet

    28 mai 2020 at 13 h 30 min

    @ PapounetUT. Citation « Nous ne sommes pas en Chine pour se faire pister comme des animaux ».

    On y arrivera si personne ne proteste à haute voix.
    Car on a voté les pleins pouvoirs au Gouvernement et au Président. Sous la formule moderne « Etat d’urgence Sanitaire », dont le concept a été imposé par l’OMS à tous les pays.

    Il ne suffit pas de dire, je le mettrais sur un vieux smartphone qui restera à la maison (car il y aura des amendes pour cela), il faut crier « non » !
    Et le crier fort !
    Et arrêter de se faire avoir en répétant « je risque de le transmettre  » qui n’est qu’une manipulation pour créer la peur et de la soumission.

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