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44 % des séries piratées sont disponibles sur des chaînes gratuites

La preuve que le piratage n’est pas (seulement) un problème de prix.

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Les gens ne vont pas forcément sur les sites de téléchargement ou de streaming illégaux parce que le contenu y est gratuit. C’est ce que l’on pourrait conclure (une fois de plus) de l’une des statistiques qui sont ressorties d’une étude de l’ALPA, de Mediametrie et du CNC sur « La consommation illégale de vidéos en France ».

Dans cette étude, on apprend en effet que presque la moitié des séries qui sont piratées sur internet (44 %) sont des contenus disponibles gratuitement à la télévision. « Le prix de l’abonnement ou du paiement à l’acte n’apparaît pas, dans ce cas précis, être un facteur déterminant de consommation illégale. L’accès rapide au contenu semble privilégié par les utilisateurs », indique l’étude.

Diminution du nombre de pirates

La bonne nouvelle, c’est que d’après l’étude, le nombre de pirates en France a diminué de 2 millions, passant de 14 à 12 millions d’internaute en deux ans, sur une population connectée de 47 millions de personnes.

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Ce chiffre serait le plus faible depuis 2010. « Cette diminution est due au succès des actions judiciaires menées contre les principaux sites pirates par les ayants droits, grâce aux procès-verbaux dressés par les agents de l’ALPA », explique-t-on dans les résultats de cette étude.

Sinon, on remarque aussi que le streaming est actuellement le protocole le plus utilisé pour regarder du contenu illégal (mais pas les téléchargements direct ou peer to peer). D’après l’ALPA, Mediametrie et le CNC, les sites de streaming auraient reçu 82 millions de visites par mois, tandis que les sites de téléchargement ont reçu 77 millions de visites par mois.

Et alors qu’on se rapproche du coup d’envoi de la Coupe du Monde, cette étude sur le piratage en France évoque également le fait que le sport est de plus en plus affecté par ce problème.

A titre d’exemple, en 2017, lors du match aller du PSG contre le FC Barcelone, sur 1,6 millions de téléspectateurs, 332 000 étaient des pirates, soit 21 % de l’audience. Pour le match retour, ce taux a été de 10 %.

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L’étude complète est disponible ici.

3 Commentaires

3 Commentaires

  1. Mika56

    6 juin 2018 at 20 h 06 min

    « Cette diminution est due au succès des actions judiciaires menées contre les principaux sites pirates par les ayants droits, grâce aux procès-verbaux dressés par les agents de l’ALPA » Ah bon ? C’est quoi leur source ?
    HADOPI n’a jamais vraiment fait peur à qui que ce soit… Pour le reste, on attend toujours d’en entendre parler.
    Je pense plus que cette diminution vient de l’amélioration (toujours pas parfaite) de l’offre légale…

    • Lionel

      8 juin 2018 at 15 h 02 min

      C’est l’ALPA qui estime que la diminution du nombre de pirates est due aux actions de l’ALPA dans une étude faite par l’ALPA.
      Cette citation est juste fabuleuse ! :’D

      Ça équivaut à : « Aujourd’hui il y a eu davantage de soleil car j’ai lavé mes carreaux ». Les actions de l’ALPA ont peut-être eu un effet positif (ce qui reste à démontrer par un organisme indépendant) mais je ne pense pas que cela soit la raison principale comme expliqué dans les autres commentaires et dans l’article : accès rapide à un contenu de qualité et sans (trop) de pubs.

      Enjoy!

  2. Suzannelittlesue

    8 juin 2018 at 9 h 08 min

    Je pense vraiment que ça concorde avec le décollage des plateformes légales comme Netflix et d’autres qui permettent de regarder du contenu de meilleure qualité que sur la TV, qui elle est financée par les publicités de plus en plus longues et ça c’est un gros problème. On regarde un épisode de telle série d’environ 45 min sur la TV y a 3 fois de la pub (tous les quarts d’heure) ce qui fait qu’au final on met près de 1h30 (c’est même plus) à regarder 1 épisode. C’en est alarmant. Et le streaming qu’il soit légal ou non, y a pas de pubs, on en regarde le nombre que l’on veut à l’heure qu’on veut. Le diktat de la TV ne marchera plus face à l’exigence de la demande et à la variété de l’offre.

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