Que ce soit pour le Plan Fibre Très Haut Débit ou le déploiement de la 5G, Orange, Bouygues Telecom, SFR et Free Mobile sont les artisans sur lesquels le gouvernement s’appuie pour tirer les câbles et installer les antennes. Sur la nouvelle génération de réseaux mobiles, ces derniers ont ainsi obtenu des plages de fréquences – assorties de contreparties, en particulier des objectifs chiffrés de déploiement.
Mais certains opérateurs, en particulier Orange, pestent régulièrement contre ces obligations, surtout lorsque le gouvernement ou l’Arcep les rappelle à l’ordre, que ce soit pour des retards sur leurs objectifs ou d’autres problèmes. La guerre en Ukraine, la crise de l’énergie et le niveau très élevé de l’inflation ont visiblement poussé Orange, Bouygues et SFR à tenter une nouvelle fois d’infléchir les objectifs. Notamment celui de déployer chacun 10 000 antennes 5G en zone rurale d’ici 2025.
Orange, Bouygues et SFR voudraient ralentir l’installation d’antennes dans les campagnes
Dans une note transmise au ministre de la Transition numérique et à l’Arcep, reprise par Phonandroid, les trois acteurs disent ainsi leur souhait de “réduire le rythme de déploiement de la 5G dans les zones moins denses”. Ces derniers reprennent cette fois à leur compte un argumentaire contre lequel certains acteurs s’étaient battus au début du déploiement : déployer le réseau conduit les opérateurs à dépenser plus d’énergie.
Et beaucoup, puisque la note parle d’une hausse d’environ 40% de la consommation d’électricité après l’installation d’une antenne 5G en zone rurale. Qu’importe la fracture numérique entre les villes et les territoires. Toutefois, le ministre concerné ne semble pas convaincu par les trois opérateurs. « Pour ne pas créer une nouvelle fracture territoriale, il est nécessaire que les opérateurs de télécommunications respectent les engagements pris vis-à-vis de l’Arcep », souligne-t-il dans le journal Les Echos.
Déployer un nouveau réseau mobile dépense forcément plus d’énergie, surtout lorsqu’il se superpose à d’anciennes générations de réseaux mobiles (GSM, GPRS/UMTS, 3G, 4G…). Comme le souligne le ministre, le déploiement 5G permettra s’il est achevé d’énormes économies. L’achèvement du projet étant la condition pour que d’autres réseaux, notamment le réseau 4G, puissent être éteints.
Selon le ministre de la Transition, en effet : « la 5G permet de diviser la consommation électrique du réseau mobile par 10 par rapport à la 4G ». L’Arcep n’a de son côté par émis de réaction officielle. En parallèle le marché semble prêt, puisque la plupart des smartphones vendus actuellement sont compatibles avec les réseaux 5G et que certains abonnés commencent déjà à bénéficier de ses avantages, notamment en ville.
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Rats des villes et rats des champs … si ces derniers pouvaient déjà profiter d’un réseau 4G fiable ce serait un énorme progrès. Mais c’est bien évidemment l’Ukraine qui en serait la cause … décidément ce pays essentiellement agricole est responsable de tous nos maux ! et dire que nos gouvernants veulent du tout électrique et du tout numérique … ce ne sera plus une fracture mais un gouffre !