- 82% des Américains ont déjà farfouillé dans le smartphone ou l’ordinateur d’un proche
- Plus d’un tiers n’a pas de regrets de l’avoir fait
- Les personnes espionnent leur partenaire ou leur ex
L’envie de parcourir le contenu du smartphone, de la tablette ou de l’ordinateur d’un proche peut parfois être très forte. Surtout de l’autre côté de l’Atlantique. Par simple curiosité ou avec une véritable idée derrière la tête, une étude révèle que 82% des Américains ont admis avoir fouiné dans l’appareil personnel d’autrui au moins une fois dans leur vie. Un mal qui est de plus en plus commun.
Le chiffre est énorme, mais il n’est pas aussi surprenant que cela. L’étude ne parle pas des personnes qui ont carrément recours à un logiciel de surveillance installé sur le smartphone ou l’ordinateur. Il est bien question de ceux qui ont profité d’un moment d’absence et d’un appareil déverrouillé pour fureter en toute discrétion.
C’est sûrement cette facilité et cette accessibilité qui explique que cette pratique soit devenue aussi banale. Sur les personnes ayant confirmé avoir déjà espionné un proche virtuellement, 81% d’entre eux affirment n’avoir jamais été pris la main dans le sac.
Pourquoi fouiller dans le smartphone d’un proche ?
Si la curiosité pousse 59% des personnes a fouiné dans le smartphone de leur proche, 56% admettent le faire à cause de soupçons déjà présents. Dans 66% des cas, les Américains fouillent l’appareil de leur partenaire ou celui de leur ex.
Farfouiller dans le smartphone ou dans l’ordinateur permet de découvrir bien des choses sur l’autre. 87% des répondants à l’étude s’intéressent aux échanges, qu’il soit question des SMS, des messages privés sur les réseaux sociaux ou même les e-mails. Dans plus de la moitié des cas, les stalkeurs trouvent quelque chose de compromettant. Il s’agit généralement d’une preuve d’infidélité ou de drague… De quoi consolider leurs suspicions. Cela dit, 14% expliquent avoir déjà agi ainsi car ils s’inquiétaient pour la sécurité de leur proche.
Le faire ne signifie pas forcément en être fier. Cependant, plus d’un tiers des personnes interrogées qui ont déjà fouillé dans le smartphone d’un proche ne montre aucun regret ni remord. Pour eux, ce comportement serait, ainsi, tout à fait normal. Toujours selon l’étude, seule une personne sur 10 déclare ne pas se prêter à cette activité car elle ne trouve pas cela approprié.
Les résultats de l’étude publiée par Secure Data Recovery, qui a interrogé 1003 personnes aux États-Unis, nous rappellent de ne pas oublier de bien mettre un mot de passe (compliqué, pour que cela soit vraiment efficace) pour éviter qu’on furète dans votre smartphone ou dans votre ordinateur. Même si vous n’avez rien à cacher, c’est toujours une idée désagréable.
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