35 milliards de dollars. C’est le coût estimé de l’ensemble du programme Artemis qui s’étale de 2022 à 2027. Le premier lancement doit d’ailleurs avoir lieu demain. Au cours de ce dernier, la NASA va envoyer sa fusée SLS dans l’espace pour la toute première fois.
Après une expédition de 4 à 6 semaines — qui prend des allures de grande répétition générale — la NASA pourra se tourner vers Artemis 2, une mission tout aussi ambitieuse qui va renvoyer des Hommes autour de la Lune. Elle durera 10 jours et prendra la même trajectoire que lors de la mission de reconnaissance Apollo 8. L’équipage n’est pas encore connu, mais il devrait être composé d’astronautes américains et canadiens.

Artemis 2 et 3 : le temps des grandes manœuvres
Ce deuxième acte devrait avoir lieu en 2024, quelques mois seulement avant le lancement de la troisième et la plus importante mission. Avec Artemis 3, la NASA va renvoyer des Hommes sur la Lune. Pour la toute première fois depuis Apollo 17 en 1972.
Cette mission, extrêmement symbolique, devrait également permettre à la NASA de préparer la suite, elle qui ne compte pas faire la même erreur que dans les années 1970 en abandonnant la Lune. Cette fois-ci, les cadres de l’organisme spatial américain ont été très clairs. Aller sur notre satellite c’est une chose, y rester, c’est ça le vrai objectif.
Aussitôt Artemis 3 réussit, la NASA mise sur l’engouement populaire pour lancer (et financer) la deuxième partie de son programme, sans doute la section la plus ambitieuse. En travaillant conjointement avec d’autres agences (dont l’ESA pour l’Europe), les Américains espèrent être capables de placer une station en orbite lunaire.
Une nouvelle ISS, autour de la Lune
Alors que l’ISS est vieillissante, la NASA veut toujours envoyer des Hommes dans l’espace, mais cette fois-ci, ce sera autour de la Lune. Membre actif de cette expédition titanesque, l’Europe pourrait avoir le droit à un, ou plusieurs sièges dans les vols qui iront construire la station spatiale.
Parmi les noms qui sont le plus souvent évoqués pour se rendre autour de notre satellite dans ce « portail » — la mission a été baptisée Gateway, portail en anglais — Thomas Pesquet fait partie des favoris. Si l’astronaute normand a un superbe CV à faire valoir, la concurrence sera rude. Il est encore impossible de savoir si le français retournera un jour dans l’espace, et si c’est le cas, rien ne dit que cela sera vers la Lune.
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