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ISS : Thomas Pesquet confirme que tout se passe bien là haut avec les russes

L’astronaute français Thomas Pesquet confirme en marge de l’Expo 2020 de Dubai que la guerre en Ukraine n’a pas encore réussi à endommager les relations entre les équipes à bord de l’ISS.

Alors que sur Terre la Russie est de plus en plus isolée sur la scène internationale après sa décision unilatérale surprise d’envahir l’Ukraine, à bord de l’ISS, les membres d’équipage russes, européens et américains semblent poursuivre leur collaboration presque comme si de rien n’était. La chose était pourtant loin d’être acquise. Notamment après les sorties musclées du patron de l’agence Roscosmos Dmitry Rogozin – qui a proféré ces derniers jours plusieurs menaces en direction de l’occident et souligné les possibles conséquences des sanctions contre la Russie pour les projets internationaux dans l’espace.

De fait, la station spatiale internationale est un projet construit dès l’origine autour d’une interdépendance entre les différentes parties du projet. Il serait notamment difficile de maintenir la station en orbite sans les russes puisque ce sont ces derniers qui remontent l’altitude de la station à intervalles réguliers pour éviter qu’elle ne s’écrase sur Terre. C’est donc dans ce contexte que Thomas Pesquet a confirmé, en marge de l’Expo 2020 Dubaï que la guerre en Ukraine n’avait pas encore eu de conséquences sur la collaboration internationale à bord de l’ISS.

La guerre en Ukraine n’a pas réussi à briser la collaboration internationale à bord de l’ISS

“Nous sommes tous sur le même bateau à bord de la station spatiale. Nous travaillons et il n’y a aucune tension ou division. C’est important car c’est la sécurité qui est en jeu. Bien sûr, les événements en cours posent la question de ce à quoi le futur ressemblera. Mais j’ai toujours trouvé que la station spatiale était un bel exemple qui montre que les gens peuvent continuer de travailler ensemble, même lorsqu’ils ne parlent pas la même langue, viennent de pays différents et ont une Histoire différente”, explique l’astronaute français lors d’une intervention à l’exposition universelle Expo 2020 décalée en raison de la pandémie.

Thomas Pesquet n’est bien évidemment plus à bord de la station depuis novambre 2021 mais il reste un astronaute actif et est susceptible de retourner à bord du vaisseau dans un futur proche, même si cela ne se fera désormais plus qu’à bord des capsules Crew Dragon américaines plutôt que sur des lanceurs russes Soyouz. Au moment où nous écrivons ces lignes, il y a 10 astronautes et cosmonautes à bord de l’ISS : Kayla Barron (USA), Raja Chari (USA), Thomas Marshburn (USA), Mark Vande Hei (USA), Matthias Maurer (Allemagne), Pyotr Duborv (Russie), Anton Shkaplerov (Russie), Oleg Artemyev (Russie), Denis Matveev (Russie) et Sergey Korsarov (Russie).

Lire aussi – ISS – pourquoi cette menace grandiloquente risque de se retourner contre la Russie

Les trois derniers russes à avoir rejoint l’ISS lors de la mission Soyuz MS-21 le 18 mars 2022 ont surpris les observateurs en arborant des combinaisons ostensiblement jaune et bleues. Dans un premier temps, on apprenait que ce choix était lié à des questions de “surplus de tissu jaune”. N’allez surtout pas y voir un soutien appuyé à la résistance ukrainienne contre l’invasion russe… Histoire d’enfoncer le clou Dmitry Rogozin a néanmoins un peu changé d’excuse entre-temps. Il explique tweet à l’appui que les couleurs jaunes et bleues sont justement celles de l’université des cosmonautes de la mission. Un curieux hasard, tout de même…

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