Décidément, Airbus traverse une légère zone de turbulence ces dernières semaines. Il y a peu, le constructeur européen immobilisait environ 6 000 A320, l’avion le plus livré de l’Histoire, pour résoudre un problème potentiellement grave sur l’un de ses logiciels. Celui-ci pouvait, en effet, provoquer l’affichage de fausses informations d’altitude ou entraîner des réactions parasites du système en cas de forte activité solaire.
Dans la foulée, le groupe a également confirmé l’existence d’un défaut sur certains panneaux de fuselage de l’A320, bien qu’il ne concernait qu’un nombre limité d’appareils en production. Et son best-seller connaît à nouveau des remous, mais de l’autre côté de l’Atlantique cette fois.

Contrôles renforcés
La Federal Aviation Administration (FAA), l’agence chargée de la réglementation aérienne et de la sécurité des vols aux États-Unis, a mis à jour une directive de navigabilité visant précisément la famille A320. Celle-ci concerne 1 924 avions immatriculés aux États-Unis, et force les compagnies à inspecter plus souvent les fixations de porte, notamment une pièce appelée « butée de porte », afin de repérer d’éventuelles fissures. Elle sert, notamment, à maintenir la porte en place et à empêcher qu’elle ne se déforme ou ne bouge sous la pression
En cause, la découverte de fissures supplémentaires autour de certains composants, conduisant l’organisme à élargir les contrôles déjà en vigueur. Ces contrôles renforcés deviendront obligatoires à partir du 13 janvier 2026.

L’incident du 737 MAX toujours dans les esprits
Cette décision intervient alors que les portes, panneaux et boulons des appareils sont soumis à une attention particulière depuis un incident survenu en 2024 sur un Boeing 737 MAX d’Alaska Airlines. Une porte s’était arrachée en plein vol, alors que l’appareil se trouvait à 4 900 mètres d’altitude, de quoi déclencher une série d’enquêtes et révéler des failles dans les procédures de contrôle qualité de l’industrie aéronautique.
Depuis cet épisode, les autorités ont logiquement renforcé leurs exigences. Les inspections imposées à Airbus s’inscrivent donc dans cette logique de prudence accrue, qui concerne désormais l’ensemble des constructeurs et des exploitants.
- La FAA impose de nouvelles inspections aux compagnies américaines sur près de 2 000 A320, après la découverte de fissures autour des fixations de porte.
- L’agence demande un contrôle plus fréquent d’une pièce clé, la butée de porte, pour prévenir tout risque structurel.
- Cette décision intervient dans un contexte de vigilance renforcée depuis un incident sur le Boeing 737 MAX en 2024.
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