En marge du forum Choose France, Amazon et l’Elysée ont visiblement noué un accord d’ampleur impliquant un investissement de 1,2 milliard d’euros en France. Si l’on dit visiblement, c’est que selon plusieurs sources dont Franceinfo, Amazon se refuse pour l’instant à tout commentaire officiel.
Retour donc à ce dit le numéro 55 de la rue du Faubourg-Saint-Honoré – à en croire le gouvernement, on serait sur la création de “plus de 3 000 emplois directs” en CDI – portant en grande partie sur l’infrastructure cloud d’Amazon Web Services (AWS) – filiale destinée à ses datacenters, et à la mise à disposition de capacités de calcul en ligne, de plus en plus mobilisée pour développer de nouveaux modèles d’IA, comme le français Mistral AI par exemple.
L’investissement d’Amazon soulève quelques questions
En l’absence d’officialisation de la part d’Amazon, toutefois, on ne saura pas tout de suite si les créations de postes sont de nouvelles créations additionnelles – ou si cela participe d’une annonce réalisée précédemment par le géant américain – . Ce dernier avait promis la création de 2 000 nouveaux emplois en France d’ici la fin de 2024. Toutefois l’annonce initiale évoquait davantage les centres logistiques.
À savoir les entrepôts et centres de distribution de colis. Par ailleurs, si la dernière annonce concerne bien la branche française de AWS qui effectivement est de plus en plus mobilisée pour de l’IA, le service est essentiellement commercial – et peut être à la fois utilisé pour aider au développement de l’IA générative en France, comme par des formes étrangères, notamment américaines.
On note d’ailleurs que Amazon développe en ce moment ses propres modèles IA – dont l’une des incarnations est Amazon Q, une série de modèles mis à disposition des clients AWS et Amazon Bedrock Studio, permettant d’accélérer le développement de modèles IA. Des solutions également proposées par le français OVH, notamment.
De quoi donc a priori accueillir la nouvelle annonce avec une certaine circonspection – tout en soulignant, toutefois que davantage d’information est nécessaire pour mieux apprécier les contours de cette injection de 1,2 milliards d’euros dans l’économie française. Le sommet Choose France, qui s’est ouvert lundi, a été l’occasion d’autres annonces d’investissements.
Notamment dans le domaine pharmaceutique avec près de 1 milliard d’investissements promis par Pfizer et AstraZeneca dans le pays. L’avionneur allemand Lilium a promis d’investir 400 millions d’euros dans une usine – tandis que la firme suisse KL1 a promis 300 millions d’euros pour lancer un site de raffinage du nickel – pour une création totale espérée de 1 000 emplois.
Pour ce qui concerne l’intelligence artificielle, les yeux se tournent également vers Accenture qui pourrait faire une grande annonce dans les prochaines heures.Au delà de ces quelques milliards d’euros, le sommet Choose France vise à redorer le blason de Paris comme hub financier européen et mondial.
Alors que le gouvernement présente la place comme l’une des premières capitales économiques en Europe, une étude Z/Yen publiée en mars classe Paris au 14e rang des grands hubs d’investissements, derrière Frankfort. New York reste le premier hub mondial du genre – ce qui ne manque pas de pousser des géants français comme TotalEnergies à tenter d’en faire leur première place de marché…
- L’Élysée révèle un investissement de 1,2 milliard d’euros en France par Amazon, a priori sur la filiale française de AWS dédiée au cloud computing.
- L’annonce semble a priori une bonne nouvelle, même si on peut rappeler que cela renforce la concurrence avec les services équivalents du français OVH.
- Au-delà, Choose France espère de replacer Paris dans le peloton de tête des grands hubs financiers mondiaux.
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