Les voitures modernes sont des bijoux de technologie. De plus en plus, elles sont équipées de logiciels sophistiqués, ce qui fait de l’industrie automobile un grand terrain d’innovation. Pour gérer au mieux les fonctionnalités de leurs véhicules, les constructeurs font donc logiquement appel aux grands noms de la Tech afin de récolter les données de navigation.
Mercedes-Benz s’allie à Microsoft
C’est dans ce contexte qu’intervient l’accord conclu entre BMW et le service de cloud computing Amazon Web Services. L’entreprise allemande, qui compte à ce jour 20 millions de véhicules connectés sur les routes, va recourir à l’expertise de la firme de Jeff Bezos pour sa prochaine gamme de véhicules électriques.
Ainsi, la plateforme Neue Kasse (nouvelle classe en Français) sera en mesure de traiter trois le volume de données de véhicules en comparaison de ce qu’il fait actuellement. De son côté, Amazon a bien compris tout l’intérêt qu’il pouvait tirer du marché automobile. Il promet ainsi aux constructeurs « des fonctionnalités avancées pour les véhicules et des expériences plus personnalisées pour les conducteurs à moindre coût ».
Mais les deux entreprises ont également conscience du fait que le recueil des données personnelles est un sujet sensible pour les consommateurs, et que tout le monde n’est pas enthousiaste à l’idée de rouler dans une voiture connectée qui pourrait être ciblée par des pirates informatiques.
Dans un communiqué commun, les deux sociétés se veulent donc rassurantes : « Seuls les experts internes du groupe BMW – développeurs d’applications pour véhicules, gestionnaires de flotte, scientifiques des données et ingénieurs en intelligence artificielle, en business intelligence et en développement – ont accès aux données via un mécanisme en libre-service qui rassemble les données des véhicules en continu. »
Hasard du calendrier, nous avons aussi appris ce jeudi que Mercedes-Benz allait utiliser le cloud de Microsoft pour optimiser sa plateforme de données qui connecte ses 30 usines. L’entreprise espère ainsi obtenir des gains de productivité de 20 % pour la fabrication de voitures d’ici 2025.
La société allemande souhaite notamment progresser dans la prévisibilité de sa chaîne d’approvisionnement. Ainsi, il devrait être plus simple de détecter des problèmes liés à la pénurie de pièces telles que les semi-conducteurs, et donc de mieux gérer le processus de fabrication. À noter que Mercedes-Benz souhaite atteindre la neutralité carbone d’ici 2039, et que ce type d’outils peut aider à y parvenir.
Ces accords confirment en tout cas la domination d’Amazon, Microsoft, et Google sur le secteur du cloud computing. À eux trois, ces services pèsent pour environ 75 % du marché.
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