Applications Web 2.0 et mobilité

Une tendance semble se dégager de ce magma que nous avons pris l’habitude de nommer Web 2.0 : au-delà de l’aspect social/collaboratif (share ! semble être le mot d’ordre) se dessine une nuée de services services ressemblant davantage à des logiciels à part entière qu’à de simples sites web.

Une tendance semble se dégager de ce magma que nous avons pris l’habitude de nommer Web 2.0 : au-delà de l’aspect social/collaboratif (share ! semble être le mot d’ordre) se dessine une nuée de services services ressemblant davantage à des logiciels à part entière qu’à de simples sites web.

C’est bien, c’est souvent intelligemment conçu, et je ne suis pas le dernier à en utiliser quotidiennement une bonne sélection, parmi laquelle Netvibes, Tadalist, Del.icio.us, Webnote où encore Writely (je viens de terminer un devis sur Writely car je n’ai pas encore installé de suite Office sur le nouveau PC familial et c’est tout bonnement génial).
Mais l’adepte des technologies mobiles que je suis conçoit de l’usage de ces services une certaine frustration car la plupart d’entre eux présentent deux défauts majeurs à mon sens : d’une part ils ne sont pas (ou mal) accessibles depuis un appareil mobile (Fuzz compris), même le plus évolué (smartphone, PDA communiquant), et d’autre part rien n’est prévu dans leur interface pour une synchronisation avec les mêmes appareils mobiles.
Il semblerait que ce que fait un bon vieil Outlook ou encore un iTunes soit encore irréalisable avec une application de bookmarks ou de calendrier en ligne.
Exemple concret : même si je suis tenté par l’application, je pense que je n’utiliserai pas Google Calendar car j’ai besoin d’avoir mon agenda synchronisé en permanence sur mon smartphone. Par conséquent je continuerai à utiliser Outlook (avec les restrictions que cela comporte aussi), même si j’aurais bien aimé partager un planning en ligne à plusieurs et le synchroniser à la volée ou que je sois avec mon smartphone.
Idem pour Delicious (même si maintenant je peux exporter mes favoris de Delicious vers Internet Explorer et de Internet Explorer vers mon PDA, ça fait quand même beaucoup de manips et ça m’oblige à passer par IE).
Dans l’idéal, dès que j’ajoute un tag dans Del.ici.ous, il devrait offrir la possibilité de s’enregistrer automatiquement à la volée sur mon mobile comme c’est déjà le cas quand j’ajoute un favori dans IE ou un rendez-vous dans Outlook.
J’ignore s’il s’agit de difficultés techniques, où si les créateurs de services Web 2.0 considèrent que le marché n’est pas mûr pour investir déjà dans la portablilité de leur application. Peut-être la vérité se situe-t-elle quelque part entre les deux.
Mon opinion est que le Web (2.0) aura fait un grand pas en avant (le Web 3.0 ?) quand tout sera réellement interopérable et portable. Bien sûr cela dépendra aussi de la réactivité des fabriquants d’appareils mobiles et de leur capacité à proposer des matériels réellement compatibles (Nokia est sur la bonne voie semble-t-il en s’apprétant à proposer une nouvelle version de son navigateur mobile compatible avec la technologie Ajax).
Et vous, comment vous voyez ça ? C’est important pour vous ?


19 commentaires

  1. Je crois que les applications sur portable n’auront qu’un véritable intérêt dans la synchronisation. L’ordinateur ou le web restera toujours la source (à cause du clavier et de la taille de l’écran). Ce qui pourrait révolutionner à mon avis l’usage du portable dans les mois à venir, c’est l’intégration d’agrégateur de fils rss et surtout les mobiles tags (qui fait un carton au Japon). Enfin tant que le coût de la connexion mobile sera aussi cher, il n’y aura guère d’évolution. A moins que la VoIp sur mobile par le Wifi ou Wimax ne change la donne …

  2. « qu’apporte Webnote en plus par rapport à la todo list de netvibes ? » Seb, Pas grand chose mais c’est plus un question pratique : webnote s’ouvre très vite puisqu’il n’y a que ça, ça évite d’avoir à ouvrir un Netvibes (le mien commence à être très chargé et fait rame sur un PC un peu ancien) juste pour noter une idée. Et puis c’est histoire de ne pas mettre se oeufs dans le même panier, en cas d’inaccessibilité de l’un ou de l’autre (ça n’est jamais arrivé jusqu’à maintenant mais bon)

  3. > Paky : les agrégateurs pour smartphones exsitent déjà depuis un certain temps. Personnellement je lis mes flux quotidiennement sur mon mobile bien plus que sur mon PC : quand je suis sur mon PC j’essaie de faire ce que je ne peux faire que sur le PC, être productif. Et sur mon smartphone, je fais le reste : m’informer, me distraire, communiquer. D’où agrégateur, podcasts et podcasts vidéos que je consulte souvent le soir avant le marchand de sable ou à temps perdu.
    Pour info, j’utilise Newsbreak : http://www.iliumsoft.com/site/nw...
    Je synchronise mes fils en Wifi, via le réseau GSM /edge ou en connectant mon mobile à mon PC, tout ça à la volée en quelques secondes.

  4. Yahoo fait quand même pas mal de choses sur le mobile, tu peux y retrouver la plupart de leurs services web, et Google en fait aussi un peu

    amusant de comparer les réactions avec le post précédent : sur le web les applis offline (avec synchro web) sont ringardes alors que sur le mobile ca serait top ?

    pour sur : le marché du mobile démarre et n’est pas encore mûr…

  5. Concernant la lourdeur de Netvibes due à un grand nombre de flux, je dirais que c’est moins vrai depuis la version Anise et ses onglets. Avec l’otpion permettant de ne charger que les onglets "actifs", on peut vite arriver sur sa page de notes par exemple…

  6. Oui… la mobilité semble être l’enjeu. Accéder partout, tout le temps à tous ces outils qui font notre quotidien. Cependant, on peut se poser la question de savoir quelle est la réélle nécéssité de cette ultra portabilité pour les non-geeks, non-technars et autres ? Les utilisateurs sont-ils prêts ? En ont-ils le besoin ? Parfois, je me demande…

  7. > Pierre : effectivement évitons de tomber dans la geekerie forcenée, mais là justement on parle d’applications qui concernent et peuvent intéresser tout le monde : pas besoin d’e^tre geek pour utiliser un agenda ou un bloc-notes et c’est à mon avis justement en devenant portables que ces applications trouveront vraiment leur utilisté auprès du grand public.

  8. Heu, pour le calendrier, il existe un site en ligne qui permet :
    – de mettre en ligne un calendriers – de le synchroniser avec son pda (à la lecture et à l’écriture)
    – de le partager
    – de permettre à chaque membre d’un projet d’avoir son calendrier et de suivire ainsi plusieurs emplois du temps
    – de disposer d’un carnet d’adresse partageable
    – de blogs partageables (interressant dans le cadre de la gestion d’un projet pour laisser des messages.)
    – et bien d’autres choses encore.
    C’est là : airset.com

  9. Du web 2.0, du principe de réalité, et de la bulle…

    Le web, comme il y a quelques années, bruisse de mille bruits. L’enthousiasme est revenu, on retrouve le goût d’essayer de nouvelles choses. Tout n’est plus tout à fait la même chose, rien n’est totalement différent. Le web se retrouve

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