Passer au contenu

Après Brad Pitt, un ingénieur trompé par un faux Jean Reno s’est fait arnaquer de 350 000 euros

Pascal s’est fait avoir par une publicité d’une fausse compagnie de trading avec un deepfake de Jean Reno.

Aujourd’hui, il est crucial de rester vigilant quand on navigue sur Internet. Les personnes malveillantes sont nombreuses et les arnaques sont de plus en plus sophistiquées. L’essor de l’intelligence artificielle leur permet généralement de rendre leurs escroqueries plus crédibles. Malheureusement, cela n’arrive pas qu’aux autres et beaucoup d’internautes tombent dans le panneau.

À cause d’un deepfake de Jean Reno, Pascal, un ingénieur de 50 ans, a tout perdu. Appâté par une publicité d’une (fausse) compagnie de trading, le quinquagénaire va placer toutes ses économies sans se douter du piège qui se referme sur lui.

Lire aussi – Non, Keanu Reeves ne flirte pas avec vous, c’est une arnaque

Une arnaque à 350 000 euros

En 2019, Pascal et sa famille rentrent s’installer en France après avoir passé quelque temps au Canada. Il a le projet d’acheter une maison à proximité du domicile de ses beaux-parents pour permettre à ses enfants de se rapprocher de leurs grands-parents. L’ingénieur veut également placer temporairement une partie de son épargne pour la faire fructifier pour être “bien en famille”.

En décembre 2022, Pascal voit une publicité pour la compagnie de trading FTM. L’acteur Jean Reno apparaît, vantant les mérites de cette plateforme. De quoi convaincre le quinquagénaire de s’intéresser à FTM. “Je l’ai toujours apprécié. Ca a capté mon attention” a-t-il expliqué à nos confrères du Progrès. En réalité, il s’agissait d’un deepfake de l’acteur, qui n’a jamais fait de publicité pour cette agence de trading.

Au début, tout semble sûr. Pascal peut ouvrir un compte avec seulement 250 dollars, une somme modeste qui le rassure. Très vite, un conseiller bancaire entre en contact avec lui par téléphone. Un certain Laurent Bernaud. Pour l’ingénieur de 50 ans, tout paraît crédible, avec un ton professionnel, des explications techniques ainsi qu’une plateforme réactive. Les appels se multiplient et l’escroc crée une véritable relation de confiance avec Pascal. En parallèle, les 250 euros se transforment en 8000 euros de gain. Toujours pour rassurer sa victime, le faux conseiller l’encourage à retirer 4000 euros de la plateforme. La somme apparaît bel et bien sur le compte bancaire de Pascal, qui est certain d’être face à de véritables experts de la finance.

Mais tout se complique quand son compte affiche plus de 500 000 euros de gains virtuels au bout de quelques mois. L’ingénieur tente un retrait important, en vain. Le fameux conseiller lui parle alors d’une taxe à régler en urgence. C’est à ce moment que Pascal commence à douter et décide de contacter la vraie plateforme d’échange de transferts de ses cryptomonnaies. C’est la douche froide : Pascal est en train de se faire arnaquer. Aucune transaction réelle n’est visible. Les blockchains derrière sont vides.

Pour Pascal, qui a mis toutes les économies de sa famille, c’est comme si le sol se dérobait sous ses pieds. Face aux diverses échéances, l’homme doit hypothéquer sa maison et s’installer dans un appartement bien plus petit. Complètement sonné et rongé par la honte, Pascal mentionne avoir eu des idées vraiment noires.

Malgré sa plainte, Pascal a conscience qu’il a “peu de chances de récupérer l’argent par la voie pénible contre les escrocs qui seront difficiles à retrouver”. L’ingénieur s’attaque aussi à sa banque, qu’il juge en partie responsable. Pour lui, son conseiller bancaire aurait dû le contacter et déclencher une procédure de vigilance renforcée en le voyant débloquer des sommes très importantes d’un coup. Si la banque nie toute responsabilité et met en avant une décharge, les avocats de Pascal estiment cela bien insuffisant.

Lire aussi – Arnaque : comment repérer un brouteur et éviter de perdre des milliers d’euros ?

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Antivirus Bitdefender Plus
Antivirus Bitdefender Plus
Par : Bitdefender