Ce n’est pas nouveau, les escrocs sont de plus en plus ingénieux pour berner leur monde et trouver de nouvelles victimes. Il est primordial de faire très attention dans à peu près toutes les situations. Que vous réserviez un Blablacar, que vous cherchiez un appartement, que vous achetiez un produit sur Vinted… Ou que vous postuliez à des offres d’emploi.
Peu importe l’âge ou la situation, personne n’est à l’abri de tomber dans le panneau d’une arnaque bien ficelée. C’est le cas de Perrine, qui a partagé sa mauvaise expérience au Parisien.. La jeune femme s’est faite avoir par une fausse offre d’emploi et risque de voir son identité usurpée. Malheureusement, les arnaques à l’emploi sont en plein essor.
Le piège de l’emploi
Quand on recherche un emploi, cela peut vite se transformer en véritable enfer. Surtout dans certaines filières très demandées, comme la communication ou le marketing. À force de postuler, encore et encore et encore, il y a de quoi perdre espoir et avoir envie de baisser les bras. Jusqu’à ce qu’on obtienne (enfin) une réponse et la promesse d’un entretien d’embauche. Difficile de ne pas sauter de joie. Mais c’est là qu’il est crucial de ne pas baisser sa garde et de bien ouvrir l’oeil.
Sans le savoir, Perrine a postulé à une fausse offre d’emploi. Quand on lui accorde un entretien d’embauche, elle est aux anges. Alors que de nombreuses pièces justificatives lui sont demandées afin de constituer son dossier administratif, elle ne se méfie pas. Et le piège se referme. “Je me sens bête, avoue-t-elle. Mais après plus d’un an de recherches infructueuses, son engouement est entièrement compréhensible.
Il est bon de rappeler que les entreprises n’ont pas à demander de telles données personnelles juste pour fixer un entretien d’embauche. Une pièce d’identité peut être demandée à l’accueil de l’entreprise, mais ne sera jamais réclamée au préalable, sauf si vous visez des établissements particulièrement sensibles comme le CEA. Si des pièces justificatives sont requises, cela se fait généralement après l’entretien, quand il y a eu une promesse d’embauche ou la signature d’un contrat.
Il vaut mieux donc voir le mal partout et être plus méfiant que de raison. Responsable RH, Tessa Michellon souligne qu’en cas de doute sur les pièces demandées, il est judicieux de toujours “vérifier l’information de l’entreprise, son existence réelle” et de passer un coup de fil. Même si elle a eu ce réflexe après l’envoi des documents, c’est par le biais d’un appel que Perrine a appris qu’elle était victime d’une arnaque. Selon elle, tout était très crédible. Seul le logo dans la signature de l’e-mail n’était pas le même que sur le site mais cela n’est pas si improbable. Lorsqu’elle demande à sa maman de passer le coup de téléphone fatidique, c’est la douche froide. À l’autre bout du fil, le responsable du cabinet d’architectes est formel : ils n’embauchent personne à l’heure actuelle.
De son côté, Maître Eck conseille de toujours ajouter un filigrane sur les documents en étant très précis dans l’intitulé pour limiter les risques d’usurpation d’identité. Si cela peut ne pas forcément dissuader les escrocs, cela peut vous protéger quand ils doivent faire le tri entre les différents documents de leurs victimes, puisqu’ils sont moins facilement utilisables et demandent plus d’efforts pour l’être.
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